L'Elysée dément avoir détenu les passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla et l'accuse de "contrevérités et d'approximations"

Alexandre Benalla a déclaré que l'Elysée lui a restitué ses passeports diplomatiques "début octobre". 

Alexandre Benalla devant la commission d\'enquête sénatoriale le 19 septembre 2018.
Alexandre Benalla devant la commission d'enquête sénatoriale le 19 septembre 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)

Contrairement à ce qu'affirme Alexandre Benalla dans un entretien à Mediapart, l'Elysée dément catégoriquement avoir détenu les deux passeports diplomatiques et les avoir confiés à l'ancien chargé de mission en octobre dernier, a appris franceinfo auprès de l'Elysée lundi 31 décembre. La présidence de la République souligne à nouveau avoir demandé au Quai d'Orsay de récupérer les deux documents.

L'Elysée accuse par ailleurs Alexandre Benalla d'entretenir "tout un faisceau de contrevérités et d'approximations", après que l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l'Etat depuis son licenciement.

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L'ancien chargé de mission auprès de la présidence de la République a assuré que ses passeports diplomatiques lui ont été restitués "début octobre", avec le reste de ses effets personnels. "Dans un sac plastique, un chéquier, des clés et… les passeports diplomatiques", détaille-t-il dans un entretien à Mediapart (article payant), lundi 31 décembre. Lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat, le 19 septembre, Alexandre Benalla avait déclaré avoir laissé ses deux passeports dans son ancien bureau à l'Elysée.

Selon les informations de Mediapart et du Monde, Alexandre Benalla a continué de voyager avec ces documents après avoir quitté ses fonctions à l'Elysée. Le parquet de Paris, saisi par le ministre des Affaires étrangères, a ouvert samedi une enquête préliminaire pour "abus de confiance", "usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle" et "exercice d'une activité dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ou d'une activité réservée aux officiers publics ou ministériels".