Affaire Benalla : l'Assemblée nationale reporte à la rentrée l'examen de la révision constitutionnelle

L'affaire Benalla a plongé l'exécutif dans une crise politique inédite depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Une séance de questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale, le 10 juillet 2018.
Une séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 10 juillet 2018. (MAXPPP)

L'affaire Benalla paralyse les travaux de l'Assemblée nationale. L'examen de la révision constitutionnelle, suspendu dimanche matin par la ministre de la Justice, reprendra finalement à la rentrée, ont décidé les présidents de groupe, lundi 23 juillet. Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a évoqué "septembre" ou "octobre". Mais aucune date de reprise n'a été communiquée lors de cette réunion des présidents des sept groupes politiques, autour de François de Rugy et en présence du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

Le projet de révision aurait dû s'achever le week-end passé, ce qui paraissait déjà compliqué avant l'affaire, vu le flot d'amendements, pour être voté mardi. Les autres travaux de l'Assemblée doivent tout de même se poursuivre. D'ici à la fin de la session, "nous avons le projet de loi sur la formation professionnelle, puis le projet de loi sur l'asile et l'immigration, et la semaine d'après le fait de pouvoir conclure différentes procédures pour que les adoptions définitives soient faites", a détaillé François de Rugy.

La révision de la Constitution, premier volet de la réforme institutionnelle voulue par Emmanuel Macron, ne reviendra donc pas avant l'automne ? "Nous allons voir au mois de septembre, au mois d'octobre. Moi, je souhaite qu'elle revienne. Et qu'elle revienne le plus tôt sera le mieux, car ce chantier est important (...) et c'est l'occasion de tirer un certain nombre de leçons et de renforcer en effet les pouvoirs du Parlement", a déclaré le président de l'Assemblée.