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Elections législatives : Jean-François Copé joue la carte de l'apaisement

Au lendemain des accusations portées par Rachida Dati à l'encontre de son rival aux législatives François Fillon, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé doit mener ce lundi une médiation à la fédération UMP de Paris.
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Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, se pose en rassembleur (ALAIN JOCARD / AFP)

Au lendemain des accusations portées par Rachida Dati à l'encontre de son rival aux législatives François Fillon, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé doit mener ce lundi une médiation à la fédération UMP de Paris.

Jean-François Copé tient avant tout à écouter, "ensuite, il faudra prendre, dans des délais rapides, un certain nombre de décisions de réorganisation pour rassembler, au regard des difficultés de la situation parisienne depuis une dizaine d'années", a expliqué le secrétaire général de l'UMP lundi.

Fronde contre François Fillon

Les tensions au sein de la fédération UMP de Paris ont connu dimanche soir un nouvel épisode avec les attaques de Rachida Dati contre François Fillon. Tous deux briguent la 2e circonscription de Paris, qui regroupe les Ve, VIe et VIIe arrondissements, aux législatives de juin 2012.

La maire du VIIe arrondissement a notamment accusé le premier ministre d'avoir fait recruter le fils de l'actuel député du Ve Jean Tiberi au ministère des Finances.

"Il faut d'abord faire un travail d'écoute des uns et des autres. Donc, je ne veux pas rentrer dans la polémique", a expliqué le patron de l'UMP. A l'image d'un Parti socialiste qui a affiché son unité lors de l'investiture de François Hollande, Jean-François Copé se pose en rassembleur de la majorité.

Dans son entourage cependant, on reconnaissait la réalité d'un "mouvement de fronde contre la démarche de François Fillon de venir à Paris dans une circonscription de confort."

Un arbitre illégitime ?

Interrogé sur la fragilité de son statut d'arbitre compte tenu de sa rivalité publique avec François Fillon, M. Copé a estimé qu'il n'y avait "aucun lien" entre les deux situations: "Moi, je fais mon travail de secrétaire général. Il est normal que le secrétaire général du mouvement, dans la fédération la plus importante qui a perdu un nombre considérable de militants ces dernières années, fasse ce travail d'écoute pour essayer de trouver les meilleures solutions possibles", a-t-il fait valoir.

Interrogé sur le soutien supposé qu'il aurait apporté à Pierre Charon, autre responsable en mauvais termes avec la Fédération de Paris, le patron du parti majoritaire estime avoir fait son job: "J'ai suspendu Charon du bureau politique le jour même où il a déposé sa liste."

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