Vincennes : un conseiller EELV refuse le vote d'une subvention à un club de bateaux à voile pour lutter contre la pollution

L'élu, qui pensait visiblement qu'il s'agissait de bateaux à moteur, s'est ensuite excusé sur Twitter.

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France Télévisions
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Le lac du bois de Vincennes, près de Paris, le 6 novembre 2020. (GARDEL BERTRAND / HEMIS.FR / AFP)

Une méprise sur des bateaux qui l'a obligé à sortir les rames. Quentin Bernier-Gravat, un conseiller municipal EELV de Vincennes (Val-de-Marne), a justifié son abstention concernant le vote d'une subvention au Yacht Club de la ville par le caractère polluant de son activité, lors du conseil municipal du mercredi 14 avril. "Nous ne subventionnons pas les sports qui émettent des polluants", a-t-il expliqué, alors que Charlotte Libert-Albanel, la maire UDI de la commune, lui demandait de justifier son vote, semblant ainsi confondre bateaux à voile et bateaux à moteur. 

Sur la captation vidéo de la séance, on peut ensuite entendre celle-ci lui rétorquer qu'il s'agit d'un club de voile. "On est à peu près sur le même niveau de polémique que les aviateurs", rétorque l'élue UDI, en référence aux propos de la maire écologiste de Poitiers, Léonore Moncond'huy, qui a déclaré fin mars que "l'aérien (...) ne doit plus faire partie des rêves d'enfants".

"J'avais bossé mes partiels, un peu moins mes dossiers"

La seconde élu EELV de la ville, Muriel Hauchemaille, est ensuite venue à la rescousse de son collègue. "Les faux procès, ça commence à me chauffer la bile ! (...) Si on s'abstient pour la subvention, c'est qu'on trouve que le Yacht Club de Vincennes, à part sur le lac Daumesnil, à part pour privilégier un petit club de copains... C'est pour ça qu'on ne votera pas cette subvention, on ne va pas s'expliquer sur chaque vote si ?", lance-t-elle, ajoutant qu'elle trouve "un peu débile" le principe d'un club de voile dans la commune.  

La méprise du conseiller municipal a été remarquée sur Twitter, où plusieurs élus se sont moqués de sa justification. "Il faut reconnaître aux Verts de France d’avoir une caractéristique commune. Toujours à côté de leurs pompes", a ainsi lancé Karl Olive, maire divers-droite de Poissy (Yvelines). "Les écolos sont à la politique ce que les Charlots sont au cinéma", a estimé de son côté Robert Ménard, le maire de Béziers (Hérault) proche du Rassemblement national.

Quentin Bernier-Gravat a présenté ses excuses jeudi sur Twitter. "Depuis toujours
EELV est pour la captation vidéo des conseils municipaux. Au nom de la transparence. Et ok, parfois on regrette", a écrit l'élu, ajoutant : "J'avais bossé mes partiels, un peu moins mes dossiers, mea culpa."

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