Municipales 2020 : les alliances entre le PS et les Verts ne sont plus automatiques

Le retour progressif à la vie normale passe aussi par la politique. Les candidats aux mairies sont en pleine tractations pour les municipales dans 5 000 communes. Il reste moins de 24 heures aux candidats pour déposer leur liste.

France 3

Lille (Nord), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin) sont des villes a priori acquises à la gauche, mais à quelle gauche ? L’alliance traditionnelle PS-écologistes, n’est plus automatique. À Dijon comme à Lille, la liste PS est arrivée en tête. Les deux maires sortants n’ont donc pas envie de faire une place aux Verts. François Rebsamen et Martine Aubry sont visés sans les nommer par le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts.

"Ils veulent faire sans les écologistes"

"Certains barons ou baronnes se disent qu’ils veulent faire sans les écologistes, comme s’il n’y avait pas eu de premier tour, comme si à certains moments on n’avait pas fait 20, 25% ou plus", explique Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts. Si certains élus socialistes refusent de fusionner avec les Verts, c’est aussi pour une raison arithmétique.

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Dans un bureau de vote de Bordeaux (Gironde), le 15 mars 2020, lors du premier tour des élections municipales.
Dans un bureau de vote de Bordeaux (Gironde), le 15 mars 2020, lors du premier tour des élections municipales. (NICOLAS TUCAT / AFP)