Affaire Hulot : "Le gouvernement doit s'excuser de son soutien" à l'ex-ministre en 2018, après de premières révélations", estime Sandra Regol d'EELV

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En 2018, au moment des révélations du magazine "Ebdo", dévoilant la plainte pour viol déposée contre Nicolas Hulot alors ministre, Emmanuel Macron et tout son gouvernement avait fait bloc derrière lui.

"Le gouvernement doit s'excuser de son soutien" à Nicolas Hulot en 2018, au moment des révélations du magazine Ebdo, dévoilant la plainte pour viol déposée en 2008 par Pascale Mitterrand contre le ministre de la Transition écologique alors en poste, estime samedi 27 novembre sur franceinfo Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

Au moment de la publication, "tout le monde [au gouvernement] dit : 'Circulez, il y a rien à voir'. Imaginez le message envoyé à toutes les femmes victimes de violences sexuelles : 'Si vous voulez nous toucher, nous ferons corps contre vous !'", interpelle Sandra Regol, qui rappelle qu'un des actuels ministres du gouvernement, Gérald Darmanin, est accusé de viol. La juge d'instruction chargée de l'enquête visant le ministre de l'Intérieur a prononcé en septembre la fin des investigations sans le mettre en examen, orientant l'enquête vers un non-lieu.

A l'époque, plusieurs membres du gouvernement soutiennent officiellement Nicolas Hulot. Marlène Schiappa, alors secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, reproche, dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, aux "accusateurs de Nicolas Hulot" de "bafouer la parole des femmes". Elle le décrit comme "un homme charmant et respectueux".

Nicolas Hulot "n'a jamais été membre" d'EELV, selon Sandra Regol

Interrogée sur cette attitude de Marlène Schiappa, Sandra Regol estime qu'on "pourrait demander des comptes à ses supérieurs, qui lui ont demandé d'agir ainsi, et ensuite à elle". La secrétaire nationale adjointe d'EELV ajoute qu'il faut "se questionner sur cette échappatoire qui consiste à faire porter [des reproches] sur les femmes proches des hommes accusés".

Quant au parti Europe Ecologie-Les Verts, pour lequel Nicolas Hulot avait voulu se porter candidat à la présidentielle en 2011 (il a été défait par Eva Joly lors d'une primaire), Sandra Regol rétorque que Nicolas Hulot "n'a pas travaillé avec les écologistes, il n'a pas jamais été membre du parti." Elle assure par ailleurs que dès le moment où le parti a eu connaissance des agissements suspects de Nicolas Hulot envers les femmes, "avant la publication de l'enquête du magazine Ebdo, plus personne ne l'a invité au nom d'EELV".

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