Dominique de Villepin annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012

Dominique de Villepin, le fondateur de République solidaire, a annoncé, dimanche 11 décembre, sur TF1, qu'il avait décidé d'être candidat à l'élection présidentielle. Dénonçant "la loi de la République des partis", il a appelé au rassemblement.

Dominique de Villepin a annoncé dimanche 11 décembre sa candidature à la présidentielle de 2012.
Dominique de Villepin a annoncé dimanche 11 décembre sa candidature à la présidentielle de 2012. (AFP)

Dominique de Villepin, le fondateur de République solidaire, a annoncé, dimanche 11 décembre, sur TF1, qu'il avait décidé d'être candidat à l'élection présidentielle. Dénonçant "la loi de la République des partis", il a appelé au rassemblement.

Invité dimanche au journal de 20 heures de TF1, Dominique de Villepin a créé la surprise en annonçant qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2012.

A la question : "serez-vous candidat en 2012 ?", M. de Villepin a entretenu quelques instants le suspense en déclarant : "Les Français souffrent et je ressens comme beaucoup de Français que la France est humiliée quand elle subit la loi de la République des partis".

"Qu'en est-il de la justice sociale, qu'en est-il de l'emploi, qu'en est-il de la croissance, de nos usine, de nos banlieues ?", s'est-il interrogé avant d'ajouter : "je n'accepte pas cette situation et c'est pourquoi j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012".

"Je veux rassembler tous les Français"

"Je veux rassembler tous les Français, ceux de gauche, ceux de droite, ceux du centre", a souligné M. de Villepin qui n'a jamais brigué jusqu'à présent le suffrage universel. "C'est l'idéal qui est le mien, de gaulliste", a-t-il ajouté.

"Je ne suis pas un homme politique professionnel, même si j'ai servi la France et l'Etat pendant trente ans", a-t-il précisé.

"On peut très bien poursuivre avec le même (...) pour encore cinq ans. Dix ans, c'est long", dit-il au sujet de Nicolas Sarkozy alors qu'on lui demandait s'il ne craignait pas d'apparaître "comme un "diviseur".

Le reportage de G.Daret de France 2

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"Il faut que les Français se réveillent"

"Mais si nous nous mettions tous ensemble, rassemblés, pour conduire les affaires de la France..." "Je ne crois pas qu'il y ait la vérité à droite, à gauche ou au centre", a-t-il poursuivi, estimant nécessaire "une République de citoyens : il faut que les Français se réveillent".

"Vous verrez que dans cette campagne de 2012, il y aura des surprises, beaucoup de surprises. J'ai confiance dans la capacité des Français à discerner ce qu'est l'intérêt général et à quel point plus que jamais l'union nationale s'impose à nous tous", a déclaré l'ancien premier ministre, crédité aujourd'hui de 1% dans les intentions de vote.

"Défendre une certaine idée de la France"

Ancien ministre des Affaires étrangères, symbole du refus français de la guerre en Irak en 2003, il entend "défendre une certaine idée de la France" car "notre souveraineté nous échappe en grande partie".

M. de Villepin a anticipé de deux jours son annonce. Il avait dit début décembre qu'il ferait part de ses intentions pour l'élection présidentielle, le 13 décembre, à l'occasion d'une conférence de presse à Paris.

A l'UMP, "la main reste tendue"

A l'UMP, on estimait que cette candidature de "témoignage" pourrait ne pas aller à son terme. "Tout n'est pas fermé, notre main est toujours tendue", a déclaré la députée Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, sur i-télé.

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Le député UMP Lionel Tardy s'est pour sa part interrogé sur la capacité du candidat, qui compte peu de soutiens et de relais politiques, à réunir les 500 parrainages nécessaires et à mettre en place un budget de campagne.

Du côté du Parti socialiste, le sénateur André Vallini s'est dit surpris par la nouvelle qu'il juge "mauvaise" pour Nicolas Sarkozy.