"Séparatismes" : "Je ne confonds en aucun cas les musulmans et les islamistes", se défend Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur était l'invité de BFMTV, mercredi soir, pour notamment expliciter le projet de loi du gouverment, présenté plus tôt dans la journée. 

Le ministre de l\'Intérieur, Gérald Darmanin, dans la cour de l\'Elysée (Paris), le 2 décembre 2020.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dans la cour de l'Elysée (Paris), le 2 décembre 2020. (THOMAS COEX / AFP)
Ce qu'il faut savoir

L'objectif n'est pas de lutter "contre les religions". Invité de BFMTV mercredi 9 décembre, Gérald Darmanin a eu l'occasion d'exprimer le point de vue de l'exécutif concernant le projet de loi "confortant les principes de la République". Selon le ministre de l'Intérieur, cette loi vise à lutter contre "l'islamisme radical" mais pas "contre les religions". "Je ne confonds en aucun cas les musulmans et les islamistes", a-t-il précisé, répondant ainsi à une attaque de Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1, mercredi. 

Ce direct est désormais terminé.

Le projet de loi enfin présenté mercredi matin. Il veut montrer sa "fermeté absolue" face à l'islamisme radical. Le gouvernement a présenté mercredi matin en Conseil des ministres un projet de loi controversé contre les "séparatismes". Le Premier ministre, Jean Castex, entouré des principaux ministres concernés (Intérieur, Education, Justice), a ensuite détaillé devant les journalistes le texte qui comporte une cinquantaine d'articles.

 Des exceptions qui permettront l'instruction à domicile. Les précisions concernant l'école à la maison étaient très attendues. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a détaillé ce mercredi lors de la conférence de presse que ces exceptions "concernent l'état de santé de l'enfant, son handicap, la pratique d'activité sportive ou artistique intensive, l'itinérance de la famille en France, ou l'existence d'une situation particulière, si elle est justifiée par l'intérêt supérieur de l'enfant." Il a également précisé que "l'instruction à domicile doit être tout à fait exceptionnelle"

"Les personnes polygames n'obtiendront pas de titre de séjour". C'est ce qu'a déclaré la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, lors de la conférence de presse. Détaillant les points concernant l'égalité femme/homme, elle a également évoqué l'interdiction des "certificats de virginité", l'impossibilité de "déshériter les filles au profit des garçons" et "l'interdiction des mariages forcés (...) en renforçant le rôle des associations et ONG dans cette lutte".

Un nom changeant. Le titre du texte a fluctué, passant du "séparatisme" aux "séparatismes", avant de s'arrêter sur un projet de loi "confortant les principes de la République". Mais il vise bien "l'hydre islamiste" et ses tentatives de constituer une "contre-société", selon l'expression d'Emmanuel Macron. "Nous ne ferons jamais l’amalgame entre l'islamisme radical et les musulmans", assure néanmoins Jean Castex dans Le Monde, mercredi.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SEPARATISME

20h04 : Il est 20 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

Les joueurs du PSG et de Basaksehir ont posé un genou à terre et levé le poing en l'air avant la reprise de leur match en Ligue des champions, interrompu hier soir après des accusations de racisme envers le corps arbitral.

La France a enregistré 14 595 nouvelles contaminations en 24 heures, selon les derniers chiffres publiés par Santé Publique France, ce soir.

Le projet de loi "confortant les principes républicains" présenté aujourd'hui n'est pas "contre les religions" mais vise "l'idéologie pernicieuse portant le nom d'islamisme radical", a souligné Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres.

• Les autorités sanitaires britanniques ont déconseillé d'inoculer le vaccin de Pfizer et BioNTech contre le coronavirus aux personnes ayant eu dans le passé d'"importantes réactions allergiques", deux personnes ayant mal réagi aux premières injections.

• Dîner crucial ce soir à Bruxelles. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rencontrent pour ce qui constitue sans doute une ultime chance de relancer des négociations post-Brexit enlisées.

19h51 : "Je ne confonds en aucun cas les musulmans et les islamistes."

Invité de BFMTV le ministre de l'Intérieur,Gérald Darmanin, défend en ce moment le projet de loi controversé sur les "séparatismes", qui vise à lutter contre "l'islamisme radical" mais pas "contre les religions". Voici l'extrait :

18h06 : Voici le point sur l'actualité en début de soirée :

Après le scandale, retour au terrain. Les joueurs du PSG accueillent dans moins d'une heure l'équipe d'Istanbul Basaksehir en Ligue des champions. La rencontre avait été interrompue hier après que les Turcs ont accusé un membre du corps arbitral de racisme.



Le projet de loi "confortant les principes républicains" présenté aujourd'hui n'est pas "contre les religions" mais vise "l'idéologie pernicieuse portant le nom d'islamisme radical", a souligné Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres.

• Les autorités sanitaires britanniques ont déconseillé d'inoculer le vaccin de Pfizer et BioNTech contre le coronavirus aux personnes ayant eu dans le passé d'"importantes réactions allergiques", deux personnes ayant mal réagi aux premières injections.

• Dîner crucial ce soir à Bruxelles. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doivent se rencontrer pour ce qui constitue sans doute une ultime chance de relancer des négociations post-Brexit enlisées.

15h37 : Voici l'intervention de Jean-Michel Blanquer lors de la présentation de la loi sur les "séparatismes". Le ministre est notamment revenu sur les conditions d'instruction à domicile des élèves, que la loi encadre désormais plus strictement.

15h42 : Voici l'intervention de Marlène Schiappa lors de la présentation de la loi sur les "séparatismes". La ministre a notamment évoqué la question de l'attribution de titres de séjour dans les situations de polygamie.

14h31 : Il est plus que temps de faire le point sur l'actualité :

Le projet de loi "confortant les principes de la République" présenté aujourd'hui n'est pas "contre les religions" mais vise "l'idéologie pernicieuse portant le nom d'islamisme radical", a souligné Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres.

• Les autorités sanitaires britanniques ont déconseillé d'inoculer le vaccin de Pfizer et BioNTech contre le coronavirus aux personnes ayant eu dans le passé d'"importantes réactions allergiques", deux personnes ayant mal réagi aux premières injections.

• Un hélicoptère de secours en montagne s'est écrasé pour des raisons encore inconnues mardi soir à 1 800 mètres d'altitude en Savoie, faisant cinq morts et un seul survivant, le pilote, grièvement blessé. Voici ce que l'on sait à ce sujet.

• Le geste inédit des joueurs du Paris SG et du Istanbul Basaksehir de quitter la pelouse après des accusations de racisme portées à l'encontre du quatrième arbitre a conduit au report du match de Ligue des champions à ce soir.

14h12 : La présentation du projet de loi est terminée, les membres du gouvernement répondent désormais aux questions des journalistes.

14h09 : "Le texte permet à des gens qui distillent impunément la haine sur les réseaux sociaux d'être interpellés et jugés en comparution immédiate. Qu'il n'y ait aucune confusion : les journalistes ne sont en aucune façon visés par ce texte."

14h07 : "Je suis parti de la mort de Samuel Paty. (...) C'est parti d'une vidéo, puis de propos haineux devenus mortifères, qui ont conduit à la mort de cet homme. Nous avons donc créé un délit de mise en danger de la vie d'autrui par divulgation d'informations relatives à sa vie privée."

14h05 : Au tour du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, de prendre la parole.

14h04 : "Nous pourrons désormais procéder à la consultation du casier judiciaire de tous les professeurs des écoles privées hors contrat. Nous pourrons renforcer le contrôle sur le financement de ces écoles."

14h02 : "Les exceptions prévues pour autoriser l'instruction à domicile doivent être conformes aux droits de l'enfant. (...) Les exceptions prévues concernent l'état de santé de l'enfant, son handicap, la pratique d'activité sportive ou artistique intensive, l'itinérance de la famille en France, ou l'existence d'une situation particulière, si elle est justifiée par l'intérêt supérieur de l'enfant."

13h59 : "L'instruction à domicile doit être tout à fait exceptionnelle. (...) Dans un certain nombre de cas, cela camoufle des structures clandestines salafistes. Cette réalité sociologique, nous voulons la regarder en face : c'est pourquoi nous mettrons en place un régime d'autorisation de scolarisation à domicile, et non plus une simple déclaration."

Jean-Michel Blanquer évoque le volet de la loi sur l'instruction à domicile, qui a fait polémique.

13h55 : Au tour de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, d'intervenir.

13h53 : "Figure dans cette loi l'interdiction des certificats de virginité. (...) Nous décidons de renforcer la lutte contre les mariages forcés, qui concernent selon une association environ 200 000 femmes en France. (...) Nous souhaitons protéger les droits des femmes en matière de polygamie : les personnes polygames n'obtiendront pas de titre de séjour".

13h49 : "Nous avons décidé de faire en sorte que lorsqu'une association sollicite de l'argent public ou une mise à disposition de lieu, nous lui demanderons de s'engager à respecter les principes républicains."

La ministre Marlène Schiappa évoque désormais le volet associatif de la loi.

13h44 : "Nous permettrons aux préfets d'intervenir pour faire imposer les valeurs de la République et les faire respecter lorsque des atteintes aux principes républicains ont lieu."

Le ministre prend l'exemple de piscines "réservées aux femmes pour des raisons religieuses", sur lesquels les préfets pourront intervenir.

14h02 : "L'article 1er du projet de loi évoque un sujet particulièrement important : il s'agit d'étendre aux délégations de service public les devoirs de neutralité qu'on impose aux agents. Il ne sera plus possible d'observer des comportements communautaires ou des ports de signe religieux pour ces agents qui travaillent au nom du service public, même si ils ne sont pas formellement fonctionnaires."


Gérald Darmanin évoque la situation des délégataires de service public.

13h37 : Au tour du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, d'intervenir pour évoquer le projet de loi sur les "séparatismes".

14h00 : "Nous allons également construire davantage de logements sociaux, mieux répartis sur tout le territoire afin de rompre avec les logiques de ghettos. J'ai demandé à Emmanuelle Wargon de me faire des propositions pour prolonger cet effort."

13h33 : "Ce projet de loi modifie certaines des grandes lois de la République, notamment la loi de 1901 sur les associations, ou celle de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Ces évolutions sont rendues nécessaires par l'évolution des moeurs, des pratiques, et des menaces auxquelles nous faisons face."


13h29 : "Ce texte n'est pas un texte contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier. C'est une loi d'émancipation face au fanatisme religieux."

13h28 : "L'islamisme radical a pour but de faire prévaloir les normes religieuses sur notre loi commune."

13h30 : Jean Castex présente le projet de loi sur les "séparatismes". Suivez son intervention en direct sur franceinfo.

12h36 : "Je ne veux pas tout rejeter dans ce texte, il y a des choses intéressantes. Cette loi est incontestablement insuffisante, il nous faudra une véritable déclaration de guerre contre le séparatisme islamiste."

Peut mieux faire. C'est en substance ce que Gilles Platret, maire LR de Chalon-sur-Saône et co-président du groupe laïcité de l'Association des maires de France, pense du projet de loi sur les "séparatismes" présenté en Conseil des ministres aujourd'hui. Il s'en explique à franceinfo.

12h02 : Il est midi, il est temps que vous alliez surveiller ce rôti de veau qui brûle dans le four ! Faisons rapidement un point sur l'actualité :

Les joueurs du PSG et du club turc de Basaksehir ont quitté le terrain au quart d'heure de jeu de leur match de Ligue des champions hier soir, après des propos présumés racistes du quatrième arbitre. L'UEFA a ouvert une enquête, le match reprendra ce soir à 18h55. Voici le récit du moment où le match a basculé.

C'est ce midi que le gouvernement va présenter le texte de loi sur le renforcement des valeurs de la République, plus connu sous son ancien nom de lutte contre le séparatisme. On vous en décrit ici les grandes lignes, et on revient dans cet article sur cette notion un peu floue.

Un conseil de défense a eu lieu ce matin à l'Elysée mais rien n'en a encore filtré. Les annonces sur les modalités du déconfinement prévu le 15 décembre seront données demain. Les dernières infos sont à suivre ici.

C'est aujourd'hui que se déroule la journée de deuil en mémoire de Valéry Giscard d'Estaing. Drapeaux en berne, et moment de recueillement prévu à midi, voilà les principaux temps forts de la journée.

10h10 : Le fameux article 24 de la loi "sécurité globale" prévoit de punir la diffusion des images des policiers s'ils sont reconnaissables. L'article 25 de la loi sur le séparatisme, pensé après l'assassinat de Samuel Paty, prévoit la création d'un délit de mise en danger de la vie d'autrui par diffusion d'informations relatives à la vie privée.

10h10 : Attention, on va pinailler sur les chiffres. Eric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, a justifié sur France Inter un changement de numéro d'un des articles de la loi contre le séparatisme. Accrochez-vous : "Il y a un article 24" dans la proposition de loi "sécurité globale". "L'article est aujourd'hui à la main des parlementaires et ils feront ce qu'ils ont à faire. Et puis, c'est le hasard des choses, il y a un autre article 25 que propose le ministère de la Justice", présenté en Conseil des ministres, ce mercredi. "Si on a l'article 24 dans l'une, et 25 dans l'autre, il y aura risque de confusion."

09h53 : Il est 9 heures et des briquettes, faisons un point sur l'actualité de ce matin.

Les joueurs du PSG et du club turc de Basaksehir ont quitté le terrain au quart d'heure de jeu de leur match de Ligue des champions hier soir, après des propos présumés racistes du quatrième arbitre. L'UEFA a ouvert une enquête, le match reprendra ce soir à 18h55, et nombre de voix saluent le geste des joueurs, comme la ministre des Sports Roxana Maracineanu.

C'est ce midi que le gouvernement va présenter le texte de loi sur le renforcement des valeurs de la République, plus connu sous son ancien nom de lutte contre le séparatisme. On vous en décrit ici les grandes lignes, et on revient dans cet article sur cette notion un peu floue.

Un conseil de défense a lieu ce matin à l'Elysée. Hier soir, Olivier Véran a nuancé la fameuse barre des 5 000 cas par jour, affirmant que "ce n'est plus un totem." Les annonces sur les modalités du déconfinement prévu le 15 décembre seront données demain.

C'est aujourd'hui que se déroule la journée de deuil en mémoire de Valéry Giscard d'Estaing. Drapeaux en berne, et moment de recueillement prévu à midi, voilà les principaux temps forts de la journée.

07h19 : "Nous ne ferons jamais l’amalgame entre l’islamisme radical et les musulmans ; je crois d’ailleurs que ces derniers figurent parmi les premières victimes de cette idéologie. Ce projet de loi est un projet de libération des musulmans de l’emprise croissante de l’islamisme radical sur l’expression de leur foi. "

Dans une interview au Monde, Jean Castex s'est défendu de vouloir stigmatiser les musulmans dans le projet de loi renforçant les valeurs de la République.

07h11 : "Le discours sur le 'communautarisme' permet de réinvestir le champ des thèmes du FN sans utiliser les mêmes mots. Il donne un nouveau cadrage sur la question de l'immigration, de l'islam", analyse Vincent Tiberj.

07h11 : "Ce qui permet d’objectiver [rapporter à une réalité] le mot ‘communautarisme’, c’est la laïcité. Et certains hommes politiques ont vu, dans le voile islamique, la question de la laïcité."

Au début des années 2000, le débat autour de la laïcité est centré sur le port du voile à l'école. En 1989, le sujet avait déjà été débattu en ces termes lors de l'affaire de Creil.

07h10 : "Notre pays est un, le communautarisme n'a pas sa place." En 1998, Jacques Chirac est vraisemblablement le premier président français à utiliser clairement le terme. "On est en plein dans le paradigme sur l'intégration [avec le débat autour de la 'France black-blanc-beur'] et Jacques Chirac oppose 'communautarisme' à la volonté de faire société ensemble. Pour lui, les gens peuvent venir tels qu'ils sont, mais ils doivent 'faire nation' ensemble.", analyse Vincent Tiberj, sociologue du politique à Sciences Po Bordeaux.

07h09 : Cent quinze ans jour pour jour après l'adoption de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat en 1905, le "projet de loi visant à conforter les principes républicains" est présenté en Conseil des ministres aujourd'hui. Ces derniers mois, l'exécutif a tergiversé sur le terme clé à employer pour ce texte – "communautarisme", "séparatisme", puis "séparatismes" – avant d'y renoncer. Malgré des définitions peu claires, les derniers présidents y ont fréquemment eu recours. Explications.




(JESSICA KOMGUEN / MAXPPP / FRANCEINFO)

06h50 : Avant sa présentation en Conseil des ministres ce midi, on vous présente dans cet article les principaux axes du texte "renforçant les valeurs de la République".




(LUDOVIC MARIN / AFP)

06h18 : Le texte dont les grandes lignes ont été dévoilées par Emmanuel Macron en octobre sera présenté publiquement à la mi-journée depuis l'Elysée par Jean Castex, entouré des principaux ministres concernés (Intérieur, Education, Justice). Y figurent une batterie de mesures allant de l'éducation aux associations en passant par la haine en ligne ou le financement des cultes.

06h17 : C'est ce midi que le gouvernement détaillera le contenu de la loi séparatisme qui ne s'appelle plus comme ça (le texte a été rebaptisé "renforcement des valeurs de la république", mais c'est beaucoup trop long pour le mot-dièse de début d'entrée de live, on va rester sur 'séparatisme' sauf si vous avez une meilleure idée).