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Devoir de vigilance des multinationales : un "premier pas historique"

Deux ans après la catastrophe du Rana Plaza au Bengladesh, les députés ont voté une proposition de loi obligeant les multinationales à prévenir les atteintes aux droits de l'Homme et à l'environnement de leurs sous-traitants étrangers. Les ONG salue un "premier pas historique".
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Radio France
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  (En avril 2013, 1.138 salariés du textile sont morts dans l'effondrement du Rana Plaza © REUTERS | Andrew Biraj)

Le 24 avril 2013, le Rana Plaza, un immeuble de plusieurs étages situé dans la banlieue de Dacca, la capitale du Bangladesh, s'effondre alors que la journée de travail vient à peine de commencer. Il abritait des ateliers de confections. Le bilan de la catastrophe sera de 1.138 morts et 2.000 blessés, essentiellement des femmes. Une illustration grandeur nature des mauvaises conditions de sécurité et de travail dans ces ateliers travaillant pour des sous-traitants de grandes marques occidentales.

Depuis, toute une série d'associations se sont mobilisées pour obtenir l'indemnisation des victimes. Mais aussi la prise en compte de la responsabilité des multinationales. Avec la proposition de loi socialiste adoptée cette nuit en première lecture, les grandes entreprises auront l'obligation d'établir et de mettre en oeuvre un " plan de vigilance" destiné à prévenir les atteintes aux droits de l'Homme et à l'environnement ainsi que la corruption chez leurs sous-traitants ou fournisseurs avec qui elles ont "une relation commerciale établie." 

La peur du Medef, la vigilance des ONG

"Nous avons très peur que cette proposition de loi débouche de nouveau sur des contraintes imposées à des sociétés françaises" a réagi Pierre Gattaz, le président du Medef. Mais Sherpa et les autres associations engagées dans cette bataille saluent un "premier pas historique" et "espère que le débat au Sénat va permettre que ce texte "conserve ses dispositions courageuses et si possible renforce sa portée". Elles regrettent notamment que cette proposition de loi "ne vise que les grands groupes (5 000 salariés en France ou 10 000 en France et à l’étranger).

 

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