Défense : le gouvernement renonce à la suppression de 7.500 emplois

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, une mesure spécifique aux armées a été annoncée par François Hollande à l'issue d'un conseil de défense. Elle prévoit le maintien de 7.500 emplois qui devaient être supprimés d'ici 2019.

(François Hollande, ici sur le porte-avion Charles-de-Gaulle le 14 janvier, annonce le maintien de 7.500 postes dans les armées © MaxPPP)

A la suite des mesures gouvernementales destinées à étoffer la lutte contre le terrorisme, François Hollande a abordé le volet spécifique aux armées. Le détail été donné à l’issue d’un conseil de défense qui s’est tenu mercredi à l’Elysée. Une mesure phare concerne les moyens humains et l’emploi. Le chef de l’Etat a annoncé que 7.500 postes ne seront pas supprimés, malgré les projets inscrits dans la loi de programmation militaire. Le texte devra être revu et corrigé d’ici cet été.

Un calendrier à préciser

La loi de programmation militaire prévoyait la suppression de 25.800 emplois d’ici 2019. Le nombre sera donc ramené à 18.300 sur quatre ans. Pour cette année, selon le communiqué de l’Elysée, 1.500 postes vont être conservés dans les armées. Le quota maintenu pour les années suivantes n’a pas été précisé. Lors de ses voeux aux armées, il y a tout juste une semaine, François Hollande avait prévenu que la situation liée aux attentats à Paris nécessitait un ajustement des chiffres dans la Défense. Près de 10.500 soldats ont été déployés sur tout le territoire pour sécuriser les lieux sensibles. 

Environ 54.000 postes avaient été supprimés dans le cadre de la loi de programmation militaire précédente (2008-2014).

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