Décret sur la réforme des retraites : fin juin ou début juillet, indique Marisole Touraine

Marisole Touraine, la nouvelle ministre des affaires sociales, a indiqué vendredi sur France 2, que les promesses de François Hollande sur la retraite à 60 ans, s'appliqueront via des décrets qui seront pris fin juin ou début juillet.

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé (AFP)

Marisole Touraine, la nouvelle ministre des affaires sociales, a indiqué vendredi sur France 2, que les promesses de François Hollande sur la retraite à 60 ans, s'appliqueront via des décrets qui seront pris fin juin ou début juillet.

La nouvelle ministre des affaires sociales, Marisole Touraine, a indiqué vendredi matin aux "4V", sur France 2, que des décrets seront pris fin juin ou début juillet pour permettre le départ à la retraite à 60 ans des personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant leurs années de cotisation.

Marisole Touraine a expliqué que ces décrets seront pris après consultation des caisses (qui assurent le versement des retraites) et des syndicats. La ministre a précisé que la réforme toucherait environ 150.000 personnes par an pour environ un coût d'un milliard d'euros par an. Les congés maternités et la période de service militaire seront pris en compte. Elle a renvoyé aux discussions avec les syndicats d'autres détails d'application.

Mme Touraine a confirmé que dans un deuxième temps des discussions sociales auront lieu et porteront sur l'ensemble du dossier des retraites.

Le trou de la sécu

A propos du déficit de la Sécurité sociale, Mme Touraine a affirmé qu'il fallait "sécuriser" les recettes en revenant sur un certain nombre de niches fiscales et s'est prononcé pour une réforme portant sur les coûts des médicaments et en faveur de négociations sur les tarifs médicaux, évoquant notamment la question des dépassements d'honoraire.

La dépendance

Enfin, abordant la question de la dépendance, elle a annoncé que le dossier sera à l'ordre du jour à la fin de l'année avec la confirmation d'une "cotisation de solidarité" plutot qu'un financement par des assurances privées.

Jeudi soir, la ministre avait réservé jeudi soir sa première visite au centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où elle a "rendu hommage" à l'hôpital public. "Pendant des années, on a voulu faire comme si le service public hospitalier, c'était la même chose que les établissement privés", a-t-elle affirmé, soulignant que le service public fonctionnait "24 heures sur 24, 365 jours par an", a-t-elle lancé lors de ce déplacement, visant clairement la polique du précédent pouvoir.