VIDEO. L'élargissement de la déchéance de nationalité est "discutable" mais "pas indigne", selon Cambadélis

Le premier secrétaire du PS appelle les socialistes "à raison garder" et à prendre "de la hauteur vis-à-vis du débat".

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Jean-Christophe Cambadélis a jugé, lundi 4 janvier, "discutable" mais "pas indigne" la réforme de la déchéance de nationalité voulue par François Hollande. Invité sur LCI, le premier secrétaire du PS a évoqué plusieurs pistes d'évolution du texte, dont l'indignité nationale ou une déchéance appliquée "à tous les Français, pas seulement aux binationaux".

Alors que sa position sur ce sujet qui divise fortement la gauche était attendue depuis plusieurs jours, le chef du PS a dit son "accord avec l'orientation du président de la République" : "Oui, il faut combattre l'Etat islamique, nous n'en avons pas fini dans la coalition là-bas, et il faut combattre le terrorisme par la cohérence nationale ici."

"Il faut, dans ce débat, raison garder"

"Dans la réforme constitutionnelle, il y a la constitutionnalisation de l'état d'urgence. C'est indiscutable. Il y a la déchéance de nationalité. C'est discutable. C'est discutable parce que ce n'est pas une valeur, un principe ou une proposition qui vient de la gauche", a développé Jean-Christophe Cambadélis.

"Mais ce n'est pas indigne. C'est déjà dans notre Code civil et c'est même pratiqué par la gauche avec un nombre plus important de décisions que par la droite. Donc il faut, dans ce débat, raison garder, et moi j'appelle à ce que les socialistes et à ce que l'ensemble de la gauche prennent de la hauteur vis-à-vis du débat, soient capables de discuter, de se respecter. Il n'y a pas d'un côté les enfants de Pétain et de l'autre côté les protecteurs des terroristes", a poursuivi le responsable socialiste.

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadelis, le 15 décembre 2015 à Paris.
Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadelis, le 15 décembre 2015 à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)