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Déchéance de nationalité : pour Macron, "on ne traite pas le mal en l'expulsant"

Le ministre de l'Economie a estimé mardi que le débat sur cette mesure avait pris "trop d'importance".

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France Télévisions
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Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Paris, le 9 février 2016. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE.COM / AFP)

L'extension de la déchéance de nationalité n'en finit pas de diviser. Jusqu'au sein du gouvernement, à en croire la sortie d'Emmanuel Macron. Le ministre de l'Economie a émis des réserves sur cette mesure, mardi 9 février, dans la soirée, au moment précis où l'Assemblée votait son inscription dans la Constitution, rapporte Le Figaro.

"Je crois qu'on a prêté trop d'importance à ce débat sur la déchéance, a déclaré Emmanuel Macron, lors d'un déplacement à la Fondaton France-Israël, à Paris. J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place [que ce débat] a pris, parce que je pense qu'on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale."

Manuel Valls tente d'éviter la polémique

"Déchoir de la nationalité est une solution dans un certain cas, et je vais y revenir, mais à la fin des fins, la responsabilité des gouvernants, c'est de prévenir et de punir implacablement le mal et les actes terroristes, a encore estimé le ministre de l'Economie. C'est cela notre devoir dans la communauté nationale."

Manuel Valls a tenté d'étouffer la polémique avant qu'elle n'enfle, mardi soir. "Le texte a été adopté en Conseil des ministres. Emmanuel Macron le soutient, a affirmé le Premier ministre, à la sortie des débats à l'Assemblée nationale. Il ne peut pas en être autrement."

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