Danse contre les loups

Le parti Chasse Pêche Nature et Traditions maintient que les lois régulant la défense contre les loups doivent être encore plus assouplies pour protéger l’élevage en montagne.

En 2010, 1 303 animaux on été tués par des loups.
En 2010, 1 303 animaux on été tués par des loups. (Frilet Patrick)

Le parti Chasse Pêche Nature et Traditions maintient que les lois régulant la défense contre les loups doivent être encore plus assouplies pour protéger l'élevage en montagne.

Pour ce parti de droite, c'est toujours le même combat : "CPNT dénonce les recours abusifs introduits pas les associations pseudo environnementales, comme l'ASPAS ou la FNE, auprès des tribunaux et qui se fondent sur une démarche purement idéologique où le respect des autres et le bon sens n'ont plus leur place". Pour le CPNT, la protection de l'environnement ne doit pas devenir un obstacle aux activités économique.

"Il est temps de mettre fin à cette arme de destruction ovine massive qu'est le loup", exige Frédéric Nihous, candidat CPNT à la présidentielle.

Depuis le début de l'année, les services de l'État ont recensé 17 attaques présumées juste dans le département de l'Isère, responsables de la mort de 58 bêtes fin juin, contre seulement 9 attaques tuant 12 bêtes à la même date en 2010. Au niveau national, cette progression est de 20 %, avec 418 attaques présumées qui auraient causé la mort de 1 303 animaux, contre 281 attaques pour 1 082 morts l'année précédente.

Ces chiffres alarment bergers et élus confrontés à ces lourdes pertes. Un berger, ayant perdu 11 brebis en Haute-Meurthe, il y a quelques jours, suggère aux « pro-loups, aux Verts ou à Eva Joly, « ces gens dont le salaire ne dépend pas de la réintroduction du loup » de venir monter la garde le soir dans la caravane ». Le berger a aussi rappelé le « coût pour la collectivité de la politique de sauvegarde du loup, qui avoisine les 36.000 euros par loup, chaque année en France ». Comme CPNT, les bergers visent les associations de protections de bêtes sauvages.

Des mesures pour contrôler les loups

Pour trouver une solution au problème, les éleveurs ont lancé un appel au mois de juillet à la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle a répondu en proposant quelques mesures même si la question de la régulation a été écartée. La Ministre a rappelé qu'il n'était pas possible de réguler un animal protégé à cause des conventions européennes et internationales.

Un certain nombre de points qui ont été annoncés devront être entérinés par le Comité National Loup, qui pourrait se réunir en octobre prochain. La Ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a proposé qu'un arrêté permanent de tir de défense puisse être donné dans les zones de présence permanente du loup, et donc supprimer toutes les mesures administratives par lesquelles il faut passer pour obtenir une autorisation de tir. Autrement dit, sur la base des années précédentes, il y aurait un arrêté qui permettrait le tir de défense dès la première attaque.

La Ministre a également suggéré que le nombre de loup à prélever, 6 canidés par an, soit réévalué chaque année en fonction du nombre de loups présents sur le territoire et en fonction du nombre d'attaques constatées l'année précédente.

Frédéric Nihous, candidat CPNT à l'élection présidentielle, a salué la décision du ministère de l'Écologie d'alléger le dispositif de régulation des loups. CPNT demandait depuis longtemps cet allègement. Pour le parti : " La profession pastorale doit être protégée, pas le loup qui décime les troupeaux et déstabilise l'économie montagnarde déjà en difficulté ".

La question des loups ne semble pas être un des thèmes clès de la campagne. Mais les bergers en détresse pourraient se retrouver dans ce parti qui n'avait recueilli que 1,15% des suffrages exprimés en 2007.