DIRECT. Congrès de Versailles : "Nous n'irons pas", annonce Mélenchon, président du groupe parlementaire de La France insoumise

"Nous comprenons que le message qui nous est donné est celui de la prééminence absolue du président. Nous sommes révulsés", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. 

Jean-Luc Mélenchon, le 28 juin 2017 à l\'Assemblée nationale.
Jean-Luc Mélenchon, le 28 juin 2017 à l'Assemblée nationale. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La France insoumise n'en sera pas. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé qu'il s'adressera au Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi à 15 heures, la veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe devant l'Assemblée, Jean-Luc Mélenchon, président du groupe de La France insoumise à l'Assemblée explique, jeudi 29 juin, que ses députés boycotteront ce rendez-vous. 

Qui sont les parlementaires qui refusent d'assister au Congrès convoqué par Emmanuel Macron ?

La France insoumise boycotte. Le groupe parlementaire La France insoumise va boycotter le Congrès, lundi 3 juillet. Jean-Luc Mélenchon, président du groupe parlementaire, a dénoncé "un franchissement de seuil dans la direction de la monarchie présidentielle".

Le groupe LR s'interroge. Le député Guillaume Larrivé assure que le groupe parlementaire discutera de sa venue ou non à Versailles. Pour lui, il s'agit d'une "faute politique" d'Emmanuel Macron, qui s'arrogerait les prérogatives du Premier ministre.

Les communistes s'interrogent. Ils vont "discuter de cette question" aujourd'hui, explique le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, pour qui la présence des élus communistes dépend d'une question : "Les groupes pourront-ils parler ?" 

Le Front national présent. Selon Le Parisien, le Front national ne boycottera pas le Congrès, malgré ses critiques contre la démarche du président de la République. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PARLEMENT

17h07 : "Nous n'irons pas" à Versailles. Le groupe parlementaire La France insoumise boycottera le Congrès, lundi. Jean-Luc Mélenchon, président du groupe à l'Assemblée, s'est exprimé devant la presse.



FRANCEINFO

16h21 : La deuxième séance de l'Assemblée commençait bien, hier. Et rapidement, elle a tourné au psychodrame. Entre "traficotages", "boycott" et "bouderie", je vous propose un résumé de cet épisode chaotique en vidéo :

FRANCEINFO

15h55 : "Nous comprenons que le message qui nous est donné est celui de la prééminence absolue du président. Nous sommes révulsés, nous les partisans de la VIe République (...). La modernisation [d'Emmanuel Macron] vise à rendre plus pyramidale que jamais l'organisation du pouvoir."

Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, donne une conférence de presse. Il annonce que son groupe va boycotter le Congrès, le 3 juillet prochain.

15h06 : Battu par Thierry Solère (LR) au poste de questeur de l'Assemblée nationale, le député LR Eric Ciotti charge son rival. Sur franceinfo, il envisage de faire exclure Thierry Solère des Républicains.

14h53 : Le président de la République s'adressera aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi 3 juillet, mais tout le Parlement ne sera pas présent. Franceinfo fait le point sur les élus qui ont décidé de bouder le discours d'Emmanuel Macron.



STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

13h39 : Bataille des postes, coups de poker, président fantôme... La nuit a été agitée à l'Assemblée nationale. Le groupe des Constructifs a récupéré un poste de questeur au détriment du groupe Les Républicains, contrairement à la tradition de l'Assemblée qui veut que ce poste revienne au plus grand groupe d'opposition. Et cela a déclenché une grosse pagaille. Récit.



GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

12h48 : @anonyme. C'est Eric Woerth (LR) qui a été nommé président de la Commission des finances. Thierry Solère, lui, a été nommé questeur. Hier, ce dernier point a fait polémique, car le poste de questeur est traditionnellement dévolu à l'opposition. Alors certes, Thierry Solère est un député LR et donc de l'opposition, mais il siège avec Les Constructifs, un groupe disposé à soutenir les réformes d'Emmanuel Macron.

12h40 : Hier, il y avait deux polémiques. La répartition des vice-présidents, qu'en est-il ? Et la Commission des finances (ou économies) réservée aux LR qui finalement été attribué à Thierry Solère ? Qu'en est-il ? Merci.

12h24 : Le président peut s'adresser aux parlementaires réunis en Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008. Nicolas Sarkozy avait convoqué le Congrès en 2009, pour un discours de politique générale. François Hollande en a fait de même, au lendemain des attentats qui avaient frappé Paris et le Stade de France en 2015.

12h18 : @jaune_22 Mais l'organisation du Congrès fait l'objet d'une autre série de critiques. Certains élus évoquent une "hyper-présidentialisation" et dénoncent la supposée mainmise d'Emmanuel Macron. L'UDI Philippe Vigier, entre autres, boudera ce rendez-vous, "par respect du fonctionnement équilibré des institutions".

12h14 : Bonjour @jaune_22. Certains reprochent à Emmanuel Macron de couper l'herbe sous le pied de son Premier ministre, qui doit prononcer le lendemain son discours de politique générale, avec un vote de confiance. Selon Eric Coquerel (La France insoumise), par exemple, c'est la preuve que le président considère le Premier ministre et son discours " comme quelque chose de finalement annexe, pas très important".

12h13 : Je n'ai pas compris quel est le problème du rassemblement du Congrès pour Édouard Phillipe ?

12h07 : L'ancien ministre du Budget Eric Woerth (LR) a été nommé président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, un poste crucial qui revient à l'opposition. Il a obtenu 13 voix au troisième tour de scrutin, où suffit la majorité relative. Le centriste Charles de Courson a obtenu 7 voix et Valérie Rabault (Nouvelle Gauche), 6.