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"Conférence sociale" : ce qu'ils en attendent...

La Conférence sociale qui s'ouvre lundi matin a pour objectif de définir la feuille de route et le calendrier des grandes réformes sociales du quinquennat avec comme dossier prioritaire l'emploi.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

La CGT "prend acte des orientations du Premier ministre et insiste sur la nécessité de créer les conditions pour atteindre les objectifs affichés" . Pour elle, la réussite de la conférence sociale des 9 et 10 juillet évoquée par M. Ayrault :**

"Elle résidera notamment dans sa capacité à aboutir sur des mesures concrètes et cohérentes permettant de répondre aux préoccupations et aux attentes des salariés, des privés d'emploi et des retraités."

Le secrétaire général de la CGT demande au gouvernement de "montrer un certain volontarisme (...) pour changer en positif le quotidien des salariés " et il réclame une nouvelle définition du licenciement économique. À Force ouvrière, par la voix de son secrétaire général — Jean-Claude Mailly — on veut surtout aller vite :

"Je suis souple sur les questions de méthode, ce qui importe ce sont les résultats."

Parmi les urgences, Bernard Thibault explique qu'il faut "prendre des mesures pour stopper la fermeture des sites performants " et "redéfinir le licenciement économique " par une loi.  Il a fait valoir que "les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation ".

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, estime que l'emploi doit être la priorité de la conférence sociale et prône des "des mesures d'urgence: davantage de contrats aidés, un plan massif pour la formation des chômeurs, un élargissement du chômage partiel".

Les organisations patronales espèrent lancer une réforme du financement de la protection sociale qui allégerait les charges des entreprises et transférerait les contributions, par exemple sur la CSG, un impôt sur tous les revenus calculé en pourcentage. La présidente du MEDEF Laurence Parisot entend "rappeler"  au président de la République "la dégradation alarmante de notre compétitivité, continuelle depuis douze ans" . Pour elle, "toutes les réflexions, dans toutes les tables rondes, doivent partir de ce constat" .

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