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Conférence de François Hollande : ils ont réagi sur France Info

De Florian Philippot (FN) à Jean-Claude Mailly (FO), en passant par Frédérique Rolet (SNES), ils ont réagi lors de notre édition spéciale à la mi-journée aux annonces de François Hollande.
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Radio France
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 (La conférence de presse de François Hollande - 5 février 2015 © capture écran France 2)

Une agence pour le développement économique

Stanislas de Bentzmann, président de CroissancePlus : "Nous pensons que nous avons une économie à l’arrêt et donc nous devons attaquer ces problèmes là de façon ambitieuse. Je ne pense pas que cela soit une agence supplémentaire, constitués d’acteurs éloignés de l’entreprise, qui va changer la donne. Il faut radicalement changer la logique et le faire profondément. On a des petits pas dans la bonne direction avec la loi Macron, le CICE, il faut accélérer. "

Stanislas de Bentzmann, président de CroissancePlus : "On a besoin de moyens"
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Une grande école numérique

Frédérique Rolet, co-secrétaire générale, porte-parole du SNES : "Ce sont des choses importantes, mais nous sommes dans un certain nombre d’objectif et je demande à voir quels seront les moyens réellement mis en œuvre pour la formation, pour lutter contre le décrochage scolaire. Ce qui est intéressant dans le discours c’est de dire qu’il y a des responsabilités propres à l’école et que l’échec scolaire engendre une forme de révolte. Ensuite, il y a des choses un plus large qui renvoient au rôle de l’école dans la société. "

 

"Nous serons attentifs sur la façon de parler du fait religieux et non pas de la religion. Il faut faire attention à respecter l’esprit de la laïcité qui permet toutes les religions. "

 

Frédérique Rolet, porte-parole du SNES : "Il faut faire attention à respecter l’esprit de la laïcité qui permet toutes les religions"
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"Tous les partis ne sont pas pleinement dans les valeurs de la République " F. Hollande

Florian Philippot, vice-président du FN : "Il a raison François Hollande. Certains partis ne sont pas dans les valeurs de la République, par exemple le PS et l’UMP. Quand on a transféré la souveraineté du peuple français à des gens non élus à Bruxelles, on n’est plus du tout dans la République. Pareil quand on lutte avec acharnement contre la laïcité, en développant le communautarisme. "

 

"Il n’était pas dans son rôle. Ce matin, il n’a rien annoncé. Il n’a pas expliqué une seconde comment il allait faire et quels moyens il allait mettre. "

Florian Philippot, vice-président du FN : "Il n'était pas dans son rôle"
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Un service civique

François Chérèque, président de l'Agence du service civique : "Je constate que nous avons 150.000 demandes par an de jeunes qui veulent faire leur service civique, or le président nous dit c’est l’objectif qu’il faut atteindre après le 1er juin 2015. C’est de nature à satisfaire les jeunes qui veulent le faire. "

"Les associations unanimement disent qu'elles ne peuvent pas accueillir tous les jeunes en service civique. Ce n'est pas pareil d'accueillir un volontaire qu'un jeune obligé. Le monde associatif a construit le service civique avec nous et on ne l'écoute pas actuellement quand il dit qu'il ne veut pas un service civique obligatoire. "

François Chérèque, président de l'Agence du service civique : "Toutes les associations disent que l'on ne peut pas accueillir tous les jeunes"
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Martin Hirsch, actuel directeur de l'Assistance publique-Hopitaux de Paris (APHP), est l'ancien président de l'Agence du service civique, dont il a piloté la création il y a quatre ans. Il salue le fait que François Hollande "n'ait pas cédé à la tentation d'inventer quelque chose de nouveau ". 

"On ne perdra pas de temps, il n'y a pas à refaire une loi, trois décrets (...) C'est opérationnel, ca peut aller vite." 

Martin Hirsch plaide pour un service civique optionnel. "Il ne faut pas obliger, mais convaincre " dit-il. 

"C'est opérationnel, ça peut aller très vite" : Martin Hirsch, ancien président de l'Agence du service civique
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Une France unie

Jean-Claude Mailly (FO) : "C’est pas la première fois qu’il évoque la France unie, mais il ne peut pas l’afficher comme cela. L’unité cela existe et se constate après coup. Il faut qu’il tienne compte de ce sursaut républicain y compris dans les décisions de caractère économique et sociale qu’il met en place. Pour le moment je ne sens pas d’inflexion sur le plan de la politique économique et sociale. "

 

"Il y a beaucoup de flou dans les décisions qui sont prises actuellement. Quels moyens les pouvoirs publics mettent à disposition pour assurer une véritable présence du service public sur le territoire, lutter efficacement contre le chômage ? On est dans l’attente. Le concret on ne l’a pas encore. "

 

"La question d'une journée de grève est posée pour montrer notre détermination. "

 

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Il y a beaucoup de flou dans les décisions qui sont prises actuellement"
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L’avis des patrons

François Asselin, président de la CGPME : "Il y a beaucoup de références à l’entreprise et même à l’esprit d’entreprise, mais ce qu’il n’a pas dit c’est que pour envoyer un message positif aux entreprises il faut aussi prendre des décisions qui sont positives. Nous avons sur la table des sujets qui nous inquiètent fortement. "

 

"Vouloir d’un côté alléger les contraintes sur les entreprises et de l’autre envoyer des signaux contradictoires, il faut faire attention parce qu’au quotidien le poids sur les épaules des chefs des entreprises est considérable. "

François Asselin, président de la CGPME : "Il faut aussi prendre des décisions qui sont positives"
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