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Comment les politiques se justifient après une bourde sur Twitter

Tweeter un message malheureux, cela arrive aussi à des politiques. Pour se sortir de ce mauvais pas, la plupart décident de se dédouaner.

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France Télévisions
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La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, au 67e festival de Cannes, le 14 mai 2014. (LOIC VENANCE / AFP)

"Cela vient d'une intrusion inacceptable dans mon compte tweeter [sic]." La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a tweeté, dans la soirée du samedi 17 mai, un sondage dans lequel les Français interrogés affirment que Ségolène Royal est plutôt un "handicap" qu'un "atout" pour le chef de l'Etat. Aurélie Filippetti s'est justifiée le lendemain sur le réseau social.

"C'est pas moi, c'est..." : dans ces situations, souvent, les politiques attribuent à d'autres la mise en ligne d'un tweet qui n'aurait pas dû se retrouver au vu et au su de tous.

"C'est pas moi, c'est mon collaborateur"

Aurélie Filippetti n'en est pas à son premier cafouillage sur Twitter. En août 2013 déjà, elle avait laissé passer sur son compte un message truffé de fautes de français pour défendre le journaliste Frédéric Haziza, victime d'une pétition lancée par l'extrême droite : "Soutien total a Frederic haziza dont les attaques ont des relans abjects d avant guerre #lcp".

Les utilisateurs de Twitter s'en saisissent immédiatement et se moquent de la ministre de la Culture. Agacée, elle s'explique et désigne ses collaborateurs comme responsables du tweet malheureux.

"C'est pas moi, c'est la technique"

"Quand je rentre je me couche. Trop épuisé. Avec toi ?" Le message a été posté le 19 octobre 2011, mais reste l'une des bourdes les plus célèbres sur Twitter. Son auteur, Eric Besson, alors ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, était l'un des plus suivis du gouvernement de François Fillon. 

Le tweet se répand. Le ministre l'efface dix minutes après. Pour justifier son "DM fail" (message privé publié par erreur), il invoque une erreur de manipulation, liée au fonctionnement de Twitter. "LOL et excuses. Ça m'apprendra à manipuler la liste des brouillons et à appuyer par erreur sur la touche envoi. Je ne me couche pas..."

"C'est pas moi, c'est vous qui avez mal compris"

C'est justement en voulant envoyer un message privé à Eric Besson que Nadine Morano a, elle aussi, commis un "DM fail". "@ericbesson je bulle dans un spa avec des copines et toi tu tweet occupe toi de ta femme un peu", écrit l'ex-ministre de l'Apprentissage.

Elle s'explique dans les minutes qui suivent : le spa serait en réalité son bureau. "Quand nous avons vu qu'Eric Besson tweetait, nous voulions lui envoyer une petite vanne, dans un esprit détendu !" déclare-t-elle au Lab. Pour comprendre la ministre, il fallait lire entre les lignes. "Moralité pour tous, mieux vaut laisser clavier, console, portable, etc. Et faire une bonne promenade", conclut-elle.

"C'est pas moi, c'est un pirate"

En Russie aussi, les politiques ne sont pas épargnés par de telles maladresses. Le 8 décembre 2011, Dmitri Medvedev, alors président de la Russie, retweete le message d'un député de la Douma (Parlement) russe appartenant au parti au pouvoir. Problème, le vocabulaire du tweet n'est pas vraiment approprié pour un chef d'Etat : "Aujourd'hui, il est clair que quelqu'un qui parle sur son blog du 'parti des escrocs et des voleurs' est juste un enculé."

Embarrassé, le Kremlin efface le tweet. Il explique qu'un employé indélicat a abusé de sa position au cours d'un changement routinier de mot de passe sur le compte du président russe, rapporte Rue 89. Le service de presse du Kremlin précise que le "coupable" sera puni.

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