Comment l'Assemblée nationale compte réduire ses dépenses "injustifiables"

Les premières mesures d'économie pour le Palais-Bourbon seront présentées devant le bureau de l'Assemblée nationale, mercredi 8 novembre. En ligne de mire, notamment, les retraites des députés.

L\'Assemblée nationale à Paris, le 31 octobre 2017. 
L'Assemblée nationale à Paris, le 31 octobre 2017.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Il évoque "des dépenses injustifiables aux yeux des Français". Dans un entretien au Journal du dimanche, dimanche 5 novembre, le député et premier questeur de l'Assemblée nationale, Florian Bachelier (LREM), appelle à "en finir" avec un lot important de dépenses au sein du Palais-Bourbon. Plusieurs mesures d'économies seront présentées dès mercredi devant le bureau de l'Assemblée nationale, confirme Florian Bachelier au JDD

"L'argent public est précieux (...) Les députés doivent vivre avec leur temps", martèle le premier questeur de l'Assemblée nationale auprès du journal. Selon Le JDD, Florian Bachelier a été particulièrement marqué par un devis pour la réfection d'une salle de bains dans l'un des appartements privés de l'Assemblée. Des travaux qui ont coûté pas moins de 30 000 euros.

Le premier questeur du Palais-Bourbon appelle ainsi à mettre fin à des dépenses "injustifiables", telles que la gratuité à vie des transports pour les anciens députés, ou encore la majoration des retraites des parlementaires. Florian Bachelier évoque un million d'euros d'économies cette année, suivies de 10 millions d'euros en 2018, puis d'environ 15 millions d'euros chaque année jusqu'en 2022. Le budget annuel de l'Assemblée nationale s'élève aujourd'hui à 550 millions d'euros.

Réforme des retraites et de l'assurance-chômage

Un premier poste important de réduction des dépenses sera celui des retraites, rapporte Le JDD. Les députés verront leur régime de retraite s'aligner sur celui du droit commun, ce qui représentera une baisse de 37% de leurs pensions, précise le journal. Un alignement similaire s'appliquera également pour les allocations chômage des élus. Ils devront désormais s'affilier au régime général de l'assurance-chômage.

Les frais de mandat seront également au cœur de ces économies au sein du Palais-Bourbon. L'Assemblée nationale a voté, fin juillet, la fin de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) des parlementaires. Ces derniers devront désormais justifier leurs frais pour pouvoir être remboursés. 

En parallèle de la fin de la gratuité à vie des trajets en train pour les anciens parlementaires, le collège des questeurs veut supprimer, dès le 1er janvier 2018, les privilèges dont jouissent actuellement les anciens présidents de la chambre basse. Pendant dix ans, ces derniers bénéficient d'une voiture avec chauffeur, d'un collaborateur et d'un bureau à l'Assemblée nationale, ce qui représente un coût de l'ordre de "330 000 euros par an", explique Florian Bachelier. Le député va également proposer "l'interruption de l'opération d'extension de l'Assemblée à l'hôtel de Broglie, qui coûterait 100 millions d'euros", "la diminution de notre budget et la restitution d'une partie des économies".