Combien gagnent nos parlementaires ? Transparency a enquêté

Transparency International France lance ce mercredi un outil interactif, baptisé "Integrity Watch France", recensant les revenus et les activités annexes des parlementaires. L'objectif ? Identifier et prévenir d'éventuels conflits d'intérêts.

(Grâce aux données collectées, l'ONG a pu dresser un portrait robot du parlementaire © Transparency International)

Précisons d'abord qu'il n'y a rien d'illégal dans la démarche : Transparency International France a récupéré les déclarations de nos 925 parlementaires, publiées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

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Au final, on dispose d'un bon portrait-robot de nos parlementaires et cela permet de remettre quelques idées à leur place. Sur le cumul des mandats par exemple : un tiers n'exerce pas d'autre mandat exécutif local, ce qui signifie que deux-tiers des élus ne sont pas dans les clous pour 2017, quand la loi sur le non-cumul sera effective. 

(Capture d'écran de l'outil Integrity Watch France)

Sur le cumul des métiers : un tiers n'a pas d'autre activité déclarée, à l'image du président du Sénat, Gérard Larcher, ou de son homologue à l'Assemblée, Claude Bartolone. Les autres le font souvent pour la gloire : une grosse moitié perçoit moins de 500 euros par an de revenus annexes.

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Bien sûr, il y a toujours des contre-exemples : 79 parlementaires perçoivent plus de 50.000 euros par an - il y en a même sept qui gagnent plus de 100.000 euros, la palme revenant à Olivier Dassault, député de l'Oise, avec 3.488.703 euros de revenus annexes