Cohn-Bendit: non à une "UMP de gauche"

Grand vainqueur des européennes, la tête de liste d'Europe-Ecologie veut "construire une majorité" pour 2012

Daniel Cohn-Bendit
Daniel Cohn-Bendit (© France)
Grand vainqueur des européennes, la tête de liste d'Europe-Ecologie veut "construire une majorité" pour 2012Grand vainqueur des européennes, la tête de liste d'Europe-Ecologie veut "construire une majorité" pour 2012

Mais pas une "UMP de gauche" pour barrer la route à Nicolas Sarkozy, parce qu'il est "important de maintenir l'autonomie" politique de l'écologie.

"Il faut que l'écologie essaye de s'incruster dans le paysage politique", a déclaré lors d'une conférence de presse le co-président sortant du groupe Verts au Parlement européen.

"L'idéologie du chef"

Pour Daniel Cohn-Bendit "rien ne sera plus comme avant". Selon lui, "l'erreur" serait de "faire un nouveau parti socialiste écologiste anticapitaliste" : une "UMP de gauche" serait la "mauvaise solution" car "l'UMP ne peut fonctionner que parce qu'il y a l'idéologie du chef".

"Attendons ce que disent les socialistes qui doivent se transformer, attendons ce que disent les gens du MoDem, de l'extrême-gauche, les communistes et posons la question : en fin de compte, qu'est ce que ça veut dire pour nous tous ? La fin ce sera ou une victoire de Sarkozy ou une victoire d'une alternative crédible" en 2012, a-t-il ajouté.

Cependant, l'ancien leader de Mai 68 insiste : "il est important de maintenir l'autonomie, c'est la seule possibilité d'un partenariat décomplexé avec tous ceux qui veulent se battre contre la majorité actuelle".

Conserver son autonomie tout en s'expliquant


"Autonomie ne veut pas dire refuser l'alliance ni les discussions", "autonomie veut dire qu'on n'arrivera vraiment à changer la donne au niveau politique face à Sarkozy (...) que si on donne une autre réponse", selon M. Cohn-Bendit.

Pour lui, "c'est évident qu'on doit se retrouver : il y a une force autonome de l'écologie politique, il y a une force autonome du centre (...), des socialistes, à gauche des socialistes".
"Il faut construire cette majorité", a-t-il lancé, estimant qu'"on ne rassemble pas en gommant les différences" mais "en s'expliquant".