Claude Guéant exclu de la Légion d'honneur après sa condamnation dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur

L'ancien préfet et ex-ministre sous le mandat de Nicolas Sarkozy était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1992.

Claude Guéant assiste à un meeting des Républicains pour les européennes, le 15 mai 2019, à Paris.
Claude Guéant assiste à un meeting des Républicains pour les européennes, le 15 mai 2019, à Paris. (MAXPPP)

Il ne pourra plus porter sa barrette rouge à la poitrine. L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a été exclu de la Légion d'honneur par un arrêté publié, mardi 28 mai, au Journal officiel. Il a également été déchu de son rang de commandeur de l'ordre national du Mérite. Ces décisions, avec effet au 16 janvier 2019, font suite à sa condamnation à un an de prison ferme dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, rendue définitive le 16 janvier.

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1992, Claude Guéant a aussi été condamné à une année de prison avec sursis, à 75 000 euros d'amende et à une interdiction d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans. La partie ferme de sa peine n'est pas synonyme de détention, les peines inférieures à deux ans de prison étant aménageables.

L'affaire portait sur des primes en espèces que se versaient, chaque mois, des membres du cabinet de Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci était ministre de l'Intérieur et que Claude Guéant était son directeur de cabinet. Ces primes étaient prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d'enquête et de surveillance des policiers. Selon l'accusation, entre 2002 et 2004, Claude Guéant s'est versé chaque mois 5 000 euros, qui s'ajoutaient à un salaire de 8 000 euros et à des indemnités de 2 200 euros.