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Claude Bartolone a annoncé lundi que les membres du PS soutenant George Frêche étaient de facto "en dehors" du parti

La sanction est sans ambigüité, énoncée par le secrétaire national aux relations extérieures du parti socialiste, un proche de Martine Aubry.A l'appui de cette "punition", les statuts du parti.
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Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

La sanction est sans ambigüité, énoncée par le secrétaire national aux relations extérieures du parti socialiste, un proche de Martine Aubry.

A l'appui de cette "punition", les statuts du parti.

"Ils ont été prévenus, ils savaient le risque qu'ils encourraient, ils ont fait malheureusement ce choix et ils vont se mettre d'eux-mêmes à l'extérieur du Parti socialiste", a déclaré le député et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, sur France Info refusant toutefois de parler d'"exclusion".

Lorsqu'un adhérent est candidat à un poste électif pour lequel les instances régulières ont investi un autre candidat, "l'indiscipliné s'est lui-même mis en dehors du parti", a-t-il expliqué. Cette décision devrait être entérinée par Christophe Borgel, secrétaire national PS chargé des élections lors du bureau national du 23 février en présence de Martine Aubry.

M. Borgel avait envoyé "un ultimatum" aux fédérations des cinq départements du Languedoc-Roussillon vendredi, a encore dit Claude Bartolone, soulignant que les alliés du président sortant du conseil régional Georges Frêche ne pouvaient réintégrer le PS "pendant deux ans". "C'est le prix à payer si on veut réussir nos primaires", a-t-il poursuivi.

Réaction immédiate intéressés

Didier Codorniou, premier allié socialiste de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, a aussitôt réagi et annoncé que les militants résisteraient à la "trahison". "Ce ne sont pas 50 candidats mais les 15.000 militants de Languedoc-Roussillon qui se sont exprimés sur le vote de la désignation du premier socialiste qui sont visés".

"Je suis assez surpris qu'un membre du bureau national s'exprime de la sorte: depuis des semaines c'est un déni de démocratie qui est à l'oeuvre de la part du bureau national qui ne tient pas compte de l'expression de la volonté populaire", a ajouté l'ancien international de rugby, socialiste de longue date. "Je suis prêt à assumer les conséquences, j'irai jusqu'au bout, nous résisterons à la trahison et je suis convaincu que nous sortirons grandis de ce coup de force", a-t-il assuré.

"Le vote des militants a été confirmé par la convention nationale du PS, on ne peut pas inventer de nouvelles règles parce que le choix ne plaît pas à la première secrétaire", a encore déclaré Didier Codorniou qui a assigné en référé la candidature de la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, "irrégulière" selon lui. L'audience du tribunal de grande instance de Paris est prévue le 10 mars, soit quatre jours avant le premier tour des régionales.

Outre Didier Cordoniou, seraient notamment concernés notamment Damien Alary, président du conseil général du Gard, Christian Bourquin, son homologue des Pyrénées-orientales et Eric Andrieu, patron de la fédération de l'Aude.

La liste officielle du PS dans la région a été déposée mardi. Elle sera conduite par Hélène Mandroux, maire de Montpellier, qui n'a pas réussi à se mettre d'accord avec les Verts pour une liste commune.

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