VIDEOS. Démission de Taubira : les cinq fois où la ministre a secoué le Parlement

Ses déclarations lyriques à la tribune de l'Assemblée nationale ou du Sénat ont marqué son passage au ministère de la Justice.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 25 novembre 2015.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 25 novembre 2015. (YANN BOHAC / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Elle ne s'exprimera plus devant le Parlement. Christiane Taubira, ministre de la Justice depuis 2012, a démissionné, mercredi 27 janvier. Outre la loi sur le mariage pour tous, il restera de son passage au gouvernement ces envolées lyriques devant les députés ou les sénateurs.

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Francetv info revient sur les cinq moments où la ministre a marqué le Parlement.

"Qu'attendons-nous pour faire les fous sur cette vie stupide et bête qui nous est faite ?"


Dans l'hémicycle, Christiane Taubira a souvent fait un peu de poésie. Pour répondre à Hervé Mariton, député Les Républicains opposé au mariage pour tous, elle cite, le 5 février 2013, Léon-Gontran Damas. "Je vais vous dire ce qu'il vous aurait dit, Léon-Gontran Damas, et ça, c'est dans Black Label", lance-t-elle, avant de citer le poème.

"J'ai un élan à votre égard", lance-t-elle à Philippe Gosselin, avant de piquer un fou rire

Le même jour, Christian Taubira pique un fou rire en pleine intervention. "M. Gosselin, puisque c'est par petits bouts que vous êtes amenés... Je vais vous répondre par petits bouts, déclare-t-elle, avant de piquer un fou rire. J'ai un élan à votre égard."

"Je dois avouer que je suis submergée par l'émotion", après le vote du mariage pour tous



Le 23 avril 2013, après le vote définitif de la loi sur le mariage homosexuel, Christiane Taubira fait une courte déclaration devant les députés. "Nous savons que nous n'avons rien pris à personne", déclare-t-elle, en référence aux opposants à son texte de loi.

"Cet hémicycle a déjà constaté à quel point je vous obsède", lance-t-elle à Eric Ciotti

Cible d'une attaque du député Les Républicains Eric Ciotti, la garde des Sceaux choisit de lui répondre avec humour, le 24 juin 2015. "Si c'était du temps de ma fringante jeunesse, j'aurais supposé un sentiment contrarié !, lance-t-elle, avant de glisser. Cet hémicycle tout entier a déjà constaté à quel point je vous obsède dans toute votre expression publique avec une constance qui appelle quand même l'admiration."

"Votre page Facebook héberge des propos qui mériteraient un traitement pénal", dit-elle à un sénateur FN

Interpellée, le 20 octobre 2015, par David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus (Var), qui l'accuse de laxisme, la garde des Sceaux rend coup pour coup. "Le laxisme, c'est de s'accommoder d'un leader qui combine à la fois les condamnations multiples et les responsabilités politiques", déclare-t-elle, en référence à Jean-Marie Le Pen. Elle glisse, au passage, que la page Facebook du sénateur frontiste héberge des propos pénalement répréhensibles.