VIDEO. Quelles réponses de la justice face aux délinquants mineurs ?

Alors que Christiane Taubira lance le débat sur une réforme de la justice des mineurs, France 3 s'intéresse au système actuel et à la façon de gérer les mineurs auteurs de délits.

France 3

Cette année, nous fêtons le 70e anniversaire de l'ordonnance de 1945. La Garde des Sceaux, Christiane Taubira, souhaite débattre d'une réforme de la justice des mineurs. Ce sujet divise droite et gauche, entre ceux qui réclament plus de répression et ceux qui demandent plus d'éducatif.

Julie Fergane, substitut du procureur en charge des mineurs, livre à France 3 son point de vue sur la délinquance actuelle : "On voit des actes qui sont particulièrement révélateurs d'une défiance vis-à-vis des institutions, et que l'institution judiciaire que je représente à l'instant T ne peut pas laisser passer. (...) Si on n'a pas cette crédibilité-là, quand on voudra travailler en éducatif, on n'y arrivera pas".

Des actes de réparation pour laver sa faute

Avec la réparation pénale, chaque délit a une réponse judiciaire adaptée. C'est le cas pour cet ado de 16 ans, coupable d'avoir revendu un téléphone portable volé par un camarade. Il doit réparer sa faute en travaillant dans une banque alimentaire. Auparavant, il a dû écrire une lettre d'excuses à la victime.

"La philosophie de réparation, c'est surtout que l'auteur des faits puisse reconnaître la victime en tant que telle, et surtout, montrer une image positive de sa personne", explique Didier Fort, éducateur.

Trois ados sur quatre ne récidivent pas après une mesure de réparation pénale. Les éducateurs doivent provoquer le déclic en l'espace de quatre mois.

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La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l\'Assemblée nationale, le 20 janvier 2015.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l'Assemblée nationale, le 20 janvier 2015. (MARTIN BUREAU / AFP)