Municipales 2020 : interrogé sur son supposé autisme, Cédric Villani se demande "ce que ça changerait"

La séquence a été diffusée dans l'émission "Quotidien" sur TMC. "Je tiens à préciser qu'à aucun moment je n'ai été choqué par les questions posées par le journaliste Paul Larrouturou", a asuré le mathématicien, jeudi.

Cédric Villani lors d\'une conférence à l\'Ecole normale supérieure, le 7 février 2019. 
Cédric Villani lors d'une conférence à l'Ecole normale supérieure, le 7 février 2019.  (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)

"Est-ce que moi je suis autiste ? Je ne sais pas, je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire diagnostiquer et qu'est-ce que ça changerait ?" Cédric Villani, candidat aux élections municipales 2020 pour la mairie de Paris, a répondu à une question sur son supposé autisme posée par un journaliste de l'émission "Quotidien". La séquence a été diffusée mercredi 27 novembre.

Le député LREM de l'Essonne a regretté "ce bruit qui commence à se répandre que j'ai quelque chose à cacher, que je suis insincère". "Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres", a encore plaidé le candidat à la mairie de Paris (malgré l'investiture de Benjamin Griveaux). 

Cette séquence de "Quotidien" a suscité de vives réactions, certains internautes dénonçant une "manœuvre dégueulasse". Sur Twitter, Valérie Pécresse a souligné la réponse "remarquable" de Cédric Villani. "Des gens nous posent la question après chaque sujet. On se la pose entre journalistes. La presse étrangère la pose à son équipe", s'est de son côté justifié le journaliste de l'émission sur Twitter.

"A aucun moment je n'ai été choqué par les questions posées"

"J'ai été très touché par les nombreux messages", a réagi, jeudi, le mathématicien dans un communiqué. "Je tiens à préciser qu'à aucun moment je n'ai été choqué par les questions posées par le journaliste Paul Larrouturou. Certes, les échanges ont été intenses et francs, mais amenés avec le plus grand respect", a-t-il ajouté

"La courte séquence postée sur les réseaux sociaux peut donner l'impression d'une question brutale et posée à la va-vite, explique Cédric Villani. Cela n'a pas du tout été le cas : la discussion a duré plus d'une heure."