Bruno Le Roux s'est dit favorable mercredi à un large débat et une compétition finale entre deux ou trois candidats

Plutôt dubitatif à l'origine, le député socialiste défend aujourd'hui la primaire socialiste et se fixe comme objectif 2,5 à 3 millions d'électeurs.Il en appelle à la responsabilité des candidats, déclarés ou pressentis, pour que seuls ceux susceptibles de battre Nicolas Sarkozy se maintiennent en septembre, lors du sprint final.

Le député PS Bruno Le Roux, tient une conférence de presse à l\'Assemblée nationale à Paris, le 28 septembre 2010.
Le député PS Bruno Le Roux, tient une conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris, le 28 septembre 2010. (AFP - Jacques Demarthon)
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Catherine RougerieFrance Télévisions

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Plutôt dubitatif à l'origine, le député socialiste défend aujourd'hui la primaire socialiste et se fixe comme objectif 2,5 à 3 millions d'électeurs.

Il en appelle à la responsabilité des candidats, déclarés ou pressentis, pour que seuls ceux susceptibles de battre Nicolas Sarkozy se maintiennent en septembre, lors du sprint final.

"Des primaires à deux ou trois sont 'entendables' par les Français de gauche", a souligné le député devant la presse parlementaire. Mais "à partir du moment, où il y aurait cinq, six, sept voire huit candidats", le risque serait de donner l'impression d'une "foire".

Mettre en oeuvre des instruments de débats
"L'esprit des primaires est de faire participer beaucoup d'électeurs", a par ailleurs rappelé M. Le Roux et pour y parvenir "il faut créer du débat intéressant" entre les candidats.

"Est-ce que c'est sous une forme de débats entre eux ?, s'est interrogé le député. "Est-ce que c'est sous une forme thématique mais relayée très largement par les chaînes de télévisions, par les chaînes de radio ? Est-ce que c'est par l'intermédiaire de débats sur la presse écrite... ?", je ne sais pas... mais il faut qu'il y ait des instruments de débat".

Une question de personnalité
Pour choisir entre les concurrents, le porte-parole des députés socialistes avance trois éléments.

D'abord, "la façon dont les rivaux se positionnent par rapport au projet". Certes, ils l'ont tous voté, a souligné M. Le Roux "mais en même temps, ils peuvent avoir, comme candidat, un certain nombre de choses à y apporter (...) une touche personnelle".

Deuxième aspect, la manière dont ils lisent le programme, "hiérarchise les priorités et en assume la bonne mise en oeuvre".

Enfin, "il y a un élément plus personnel", selon le député. Ce qui est important "c'est la façon dont on envisage la fonction, dont on apparaît comme étant le meilleur président ou la meilleure présidente".

Interrogé sur le risque d'affrontements entre les prétendants à l'investiture socialiste, Bruno Le Roux n'y croit pas. "Je pense qu'il peut y avoir un candidat qui se dégage (des débats, ndlr) comme étant le plus solide, comme étant le meilleur sans pour autant que l'on soit dans un choc".

"Le débat des primaires, c'est le débat de la meilleure personnalité pour incarner le projet sinon, on aurait aussi fait voter les Français sur notre programme". "Ce que l'on a fait c'est d'adopter un projet" et ensuite d'inviter les électeurs à choisir le meilleur candidat.

Bruno Le Roux lui a fait son choix et n'en fait pas mystère. Ce sera François Hollande.

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