Présidentielle : Bruno Le Maire votera François Fillon par respect de l'engagement pris pendant la primaire

Début mars, le député de l'Eure avait quitté la campagne de François Fillon pour protester contre le fait que ce dernier n'ait pas renoncé à être candidat malgré sa mise en examen.

Le député de l\'Eure Bruno Le Maire, le 29 janvier 2017, à Paris.
Le député de l'Eure Bruno Le Maire, le 29 janvier 2017, à Paris. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)

Après Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, c'est au tour de Bruno Le Maire d'apporter un coup de main à François Fillon. L'ancien ministre de l'Agriculture, qui avait démissionné de l'équipe de campagne du candidat de la droite, a confirmé dans un entretien à Paris Normandie, samedi 8 avril, qu'il glisserait un bulletin Fillon dans l'urne pour le premier tour de l'élection présidentielle.

J'ai pris un engagement au cours de la primaire : voter pour le vainqueur. Je tiendrai cet engagement le 23 avril.Bruno Le MaireParis Normandie

L'ancien ministre, qui conseillait François Fillon sur les questions internationales, avait claqué la porte de la campagne le 1er mars pour protester contre le fait que le député de Paris ne respectait pas sa promesse de renoncer à être candidat s'il était mis en examen. 

"Risque de bunkerisation de la droite"

"Dans la situation de grande confusion politique où nous sommes, je pense que les Français, plus que jamais, ont besoin de responsables politiques qui font ce qu'ils ont promis de faire", explique l'ancien candidat à la primaire. Il "continue à croire" que le projet de François Fillon est "le mieux à même de redresser la France". "Il ne doit surtout pas être édulcoré !" ajoute Bruno Le Maire.

Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le "risque de bunkerisation de la droite". "La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations", préconise le député de l'Eure, regrettant qu'"à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans [veuillent] voter" pour son camp.