Propos sur les gens du voyage : Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, tente à nouveau de s'expliquer

Le député-maire de Cholet assure qu'il ne parlait pas des gens du voyage, mais des nazis, lors de ses propos polémiques prononcés cet été. 

Gilles Bourdouleix, maire (ex-UDI) de Cholet (Maine-et-Loire), dans son bureau de la mairie, le 29 janvier 2010. 
Gilles Bourdouleix, maire (ex-UDI) de Cholet (Maine-et-Loire), dans son bureau de la mairie, le 29 janvier 2010.  ( MAXPPP)

"Comme quoi Hitler n'en a peut-être pas tué assez." Le député-maire (ex-UDI) de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, mis en cause après ses propos adressés à des gens du voyage, défend sur RTL une énième interprétation de la phrase qu'il a prononcée cet été. Voici sa nouvelle explication, délivrée mardi 17 décembre : "J'avais devant moi ce jour-ci des gens du voyage qui me faisaient le salut hitlérien en criant 'Heil Hitler', et j'ai fait un commentaire en exprimant le regret qu'Hitler n'ait pas entraîné avec lui suffisamment de nazis et qu'il en reste encore devant moi."

L'élu doit comparaître devant la justice le 23 janvier pour "apologie de crime contre l'humanité", a annoncé lundi le procureur de la République d'Angers. 

Une nouvelle version après un appel à la "manipulation"

Les propos du député-maire de Cholet, qui a démissionné depuis de l'UDI, avaient suscité un tollé après leur publication, le 22 juillet, par le quotidien départemental Le Courrier de l'Ouest.

Interrogé après la diffusion de l'enregistrement, Gilles Bourdouleix avait nié avoir tenu ces propos, expliquant avoir été "manipulé par un journaliste", qualifié au passage de "petit merdeux". Le Courrier de l'Ouest a porté plainte pour injure et diffamation, des faits pour lesquels Gilles Bourdouleix sera également entendu le 23 janvier.