Borloo officialise son soutien à Sarkozy et l'accompagnera demain à Valenciennes

Vendredi 23 mars, Nicolas Sarkozy se rendra à Valenciennes. Il sera accompagné de l'ancien maire de la ville Jean-Louis Borloo. Celui-ci vient d'officialiser son soutien à la candidature du président de la République.

Borloo et Sarkozy en avril 2011
Borloo et Sarkozy en avril 2011 (Pascal Rossignol (AFP))

Vendredi 23 mars, Nicolas Sarkozy se rendra à Valenciennes. Il sera accompagné de l'ancien maire de la ville Jean-Louis Borloo. Celui-ci vient d'officialiser son soutien à la candidature du président de la République.

Le suspens n'était pas insoutenable. Mais, ce soir, Jean-Louis Borloo annonce son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle dans une interview au Figaro.fr.

"Sans état d'âme"

"Je m'engage aujourd'hui auprès de lui pour une France juste et pour peser sur le projet avant le premier tour. J'y mettrai toute mon énergie et toute ma force. Je le fais sans état d'âme et sans rien renier de ce que je suis et de ce que je crois", explique le président du Parti radical.

Il se rendra demain à Valenciennes en compagnie de M.Sarkozy.

Le président du parti radical est l'ancien maire de la ville et toujours député de la circonscription."Ce sera tendre", explique-t-il au Monde.fr.

Le symbole Valenciennes

"Valenciennes, c'est un symbole de réindustrialisation pour le pays, une image de redressement, c'est aussi la preuve que l'on peut s'occuper des plus fragiles", a résumé M. Borloo auprès de l'AFP en se félicitant de la venue du président dans son fief.

"Au-delà de ma personne, c'est une façon d'adresser un message national: il nous dit ces thèmes dont Valenciennes est le symbole, vont faire partie de manière majeure du prochain quinquennat", a-t-il fait valoir.

"Il le fait de manière symbolique, forte, puissante et émouvante", a-t-il estimé, voyant également dans le déplacement du président sur ses terres "une façon de souder la famille centriste, les radicaux et la droite républicaine".

Faux suspens

A l'issue du congrès mouvementé du parti radical, le 10 mars dernier, il avait été décidé de conditionner ce soutien vigilant au contenu du discours de Villepinte de M. Sarkozy et de la tonalité de la campagne les jours qui suivraient. Une façon de satisfaire sa base qui ne souhaitait pas un ralliement automatique au président de la République.

En déplacement à Meaux en banlieue parisienne, vendredi dernier , le président de la république avait évoqué la politique pour les banlieues et la rénovation urbaine, thèmes chers à Jean-Louis Borloo qui fut ministre de la ville.

Le 10 mars, M. Borloo avait déclaré que le soutien de son parti à un candidat serait décidé lors d'un bureau politique sans donner plus de précisions.

Il avait un temps envisagé de présenter sa propre candidature à l'élection présidentielle avant d'abandonner à l'automne.