VIDEO. Hamon, Fillon, Copé, Duflot... Après l'avoir conspué, ils appellent à voter Macron

L'affiche du second tour oblige certains politiques français à opérer une volte-face pour faire barrage au Front national.

Arrivé en tête du premier tour avec 24,01% des suffrages, Emmanuel Macron affrontera Marine Le Pen au second tour, le 7 mai. Les politiques français choisissent leur camp, quitte à changer d'avis. Parmi les candidats défaits, Benoît Hamon a été le premier à appeler à voter pour le candidat centriste, pour "battre le plus fortement et le plus puissamment le Front national". Pourtant, quelques mois plus tôt, il l'accusait d'être un candidat chimère : "Une chimère telle que décrite par Homère : un lion devant, un dragon derrière, une chèvre au milieu."

Le 5 avril, Cécile Duflot accusait Emmanuel Macron de "faire le galet : rien qui dépasse, il ne propose rien, il est d'accord avec tout le monde". Sur le plateau de TF1 dimanche soir, la députée écologiste a assuré qu'elle voterait pour lui sans hésitation. Et l'ancienne ministre du Logement d'ajouter : "J’essaierai de convaincre plus largement ceux et celles qui disent 'On ne nous refera pas le coup une deuxième fois'."

Un front républicain qui va jusqu'à François Hollande

Le 15 mars dernier, François Fillon voyait en Emmanuel Macron "François Hollande en plus jeune", avec un "programme attrape-tout". Dimanche soir, avec 20,01% des suffrages, il a admis ne pas avoir d'autre choix que de voter contre l'extrême droite. Quant à Jean-François Copé, il dénonçait le 8 février dernier le "tissu de banalités" du programme d'En marche !. Avant d'avouer, sur le plateau de France 2, après le premier tour : "La mort dans l’âme, je vais à titre personnel voter pour Emmanuel Macron."

Face au Front national, l'ancien ministre de l'Economie peut aussi compter sur plusieurs soutiens. Lors d'une allocution depuis l'Elysée ce lundi 24 avril, François Hollande a annoncé qu'il voterait personnellement pour Emmanuel Macron. C'est aussi le cas pour François Baroin, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, Hervé Morin ou Jean-Christophe Lagarde.

Emmanuel Macron, ci-contre en campagne d\'entre-deux-tours, le 23 avril 2017 au Parc des expositions à Paris. 
Emmanuel Macron, ci-contre en campagne d'entre-deux-tours, le 23 avril 2017 au Parc des expositions à Paris.  (VILLARD/SIPA)