Benoît Hamon demande à Arnaud Montebourg de baisser d'un ton

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a invité lundi 19 décembre Arnaud Montebourg à s'abstenir d'attaquer son propre camp. Le "troisième homme" de la primaire a reproché à Martine Aubry des indiscrétions sur la fédération PS du Pas-de-Calais.

Benoît Hamon a invité Arnaud Montebourg à modérer ses propos lors du point presse hebdomadaire du PS
Benoît Hamon a invité Arnaud Montebourg à modérer ses propos lors du point presse hebdomadaire du PS (AFP)

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a invité lundi 19 décembre Arnaud Montebourg à s'abstenir d'attaquer son propre camp. Le "troisième homme" de la primaire a reproché à Martine Aubry des indiscrétions sur la fédération PS du Pas-de-Calais.

Arnaud Montebourg a justifié lundi ses interventions visant à "faire le ménage" au PS au nom du rétablissement de la confiance entre les Français et la politique, tout en reprochant à Martine Aubry des indiscrétions sur la fédération PS du Pas-de-Calais. "La corruption pousse les Français vers le Front national", déclare le député de Saône-et-Loire dans un entretien au Monde.

Acrimonies

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a invité Arnaud Montebourg à mettre en veilleuse ses critiques à l'encontre de la direction du PS au nom du nécessaire rassemblement pour porter François Hollande à l'Elysée. "L'élection primaire donne des devoirs à tous les candidats, et d'abord aux perdants : être les serviteurs de la victoire de François Hollande", a-t-il déclaré.

"Les déceptions liées au fait que tel ou tel proche n'a pas été choisi, les acrimonies à l'égard de tel ou tel autre socialiste ne servent pas les intérêts de François Hollande et de la gauche", a-t-il poursuivi.

Le cas Kucheida

"Arnaud, c'est un copain, mais ce n'est pas un registre dans lequel je le préfère", a conclu Benoît Hamon, qui avait soutenu Martine Aubry lors de la primaire socialiste d'octobre.

Interrogé sur les intentions affichées de Jean-Pierre Kucheida d'être candidat aux législatives quoi qu'il arrive, le porte-parole du PS a répondu : "Il n'y a pas de 'quoi qu'il arrive'. Il ne sera pas le candidat du Parti socialiste si le Parti socialiste ne le souhaite pas." "Par définition, quiconque se présente contre un candidat du PS ne fait plus partie du PS", a-t-il précisé.