VIDEO. "Ma gratitude est immense" : émue aux larmes, Agnès Buzyn a quitté le ministère de la Santé pour reprendre le flambeau de la candidature LREM à Paris

Agnès Buzyn a laissé sa place à Olivier Véran, afin d'assurer la campagne des élections municipales à Paris, où elle a été choisie pour remplacer la tête de liste Benjamin Griveaux.

Des adieux et des larmes au ministère de la Santé. Lundi 17 février, Agnès Buzyn a laissé sa place à Olivier Véran. Une démission qui va lui permettre de reprendre le flambeau de la candidature LREM aux élections municipales à Paris, où elle a été désignée pour remplacer la tête de liste Benjamin Griveaux, après son retrait de la course à la suite de la diffusion de vidéos intimes. "A cette heure, je pense à vous tous. Je pense à mon équipe formidable, mon équipe rapprochée", a-t-elle déclaré au moment de quitter son poste de ministre des Solidarités et de la Santé, citant "des secrétaires d'Etat avec qui j'ai noué des liens invraisemblables d'amitié." 

"J'ai certainement vécu l'une des plus belles aventures humaines. Ma gratitude est immense. Mon émotion traduit ma gratitude et l'admiration que j'ai pour vous tous", a ajouté l'ancienne ministre, la voix tremblante. Evoquant enfin son ambition municipale, elle a ajouté que cette émotion "traduit aussi mon espérance pour l'avenir de Paris, qui me tient tant à cœur. Et je serai au rendez-vous." 

Emmanuel Macron "n'a pas eu à la convaincre"

Le choix "de responsabilité" d'Agnès Buzyn de se lancer dimanche dans la campagne des municipales à Paris "correspond à une très forte envie politique" de sa part et Emmanuel Macron ne lui a pas forcé la main, a assuré plus tôt la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, invitée de LCI. Le chef de l'Etat "n'a pas eu à la convaincre puisque c'est elle qui a fait la démarche", "elle qui a exprimé son envie de se lancer dans la bataille parisienne", a-t-elle ajouté. 

Vendredi encore, Agnès Buzyn disait sur France Inter qu'elle ne "pourrait pas" être candidate en raison de son agenda "très chargé" et du "surcroît de travail" provoqué par la crise du coronavirus.

La ministre des Solidarité et de la santé, Agnès Buzyn, lors de la passation de pouvoir avec son successeur, Olivier Véran, au ministère de la Santé, à Paris, lundi 17 février 2020. 
La ministre des Solidarité et de la santé, Agnès Buzyn, lors de la passation de pouvoir avec son successeur, Olivier Véran, au ministère de la Santé, à Paris, lundi 17 février 2020.  (FRANCEINFO)