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Bayrou refuse "la sarkhollandisation du débat" et expose son programme

François Bayrou, candidat du Modem à l'Elysée, s'insurge vendredi dans Le Parisien contre la bipolarisation médiatique croissante, à l'approche de l'échéance. "La sarkhollandisation du débat politique, il va falloir qu'elle recule !"
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François Bayrou (14 février 2012) (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

François Bayrou, candidat du Modem à l'Elysée, s'insurge vendredi dans Le Parisien contre la bipolarisation médiatique croissante, à l'approche de l'échéance. "La sarkhollandisation du débat politique, il va falloir qu'elle recule !"

François Bayrou, qui a inauguré vendredi 17 février les entretiens entre lecteurs du Parisien et candidats à la présidentielle, dénonce "la sarkhollandisation" du débat.

"Quand j'allume ma radio le matin, j'entends Nicolas Sarkozy et François Hollande qui répond. Ils représentent à peine la moitié des électeurs, et les autres, comment on les entend ?".

Ses réponses aux sept lecteurs du Parisien donnent aussi un aperçu de son programme. Quelques points-clés :

Déficit

"En 2011, le déficit du commerce extérieur de la France a été de 70 milliards ...On est le seul pays dans la zone euro qui soit dans cette extrême difficulté".

TVA

"Moi, je propose d'augmenter la TVA d'un point"

Impôts

"Je porterai la tranche marginale à 45% contre 41% aujourd'hui ...Je créerai une tranche à 50% pour ceux qui gagnent plus de 250.000 euros par part".

Mutuelle santé

"J'ai proposé une idée : une mutuelle universelle obligatoire"

Retraite

"Je soutiens depuis dix ans l'idée d'un régime de retraite par points"

Uniforme à l'école

"On ne peut pas l'imposer naturellement, mais on on peut le proposer. On n'aurait plus cette course aux marques de vêtements".

2007-2012

"Comme le vin, je me suis peut-être bonifié. Je ne suis pas moins pugnace (qu'en 2007), mais peut-être moins batailleur.

En 2007, François Bayrou est arrivé en troisième position de l'élection présidentielle avec 18,57% des suffrages, derrière la candidat socialiste Ségolène Royal (25,87%) et celui de l'UMP, Nicolas Sarkozy (31,8%).

Les sondages le créditent pour l'instant de la quatrième place pour 2012, après François Hollande pour le PS, Nicolas Sarkozy pour l'UMP, et Marine Le Pen pour le FN.

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