Cet article date de plus de neuf ans.

Aubry : "Il y a du flou chez François Hollande"

Au lendemain du dernier débat qui l'a opposée à François Hollande mercredi soir, Martine Aubry, qui s'est dite "cohérente" et "claire", a trouvé qu'il y avait "des points de flou"chez son adversaire de la primaire
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Martine Aubry, finaliste à la primaire de gauche (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Au lendemain du dernier débat qui l'a opposée à François Hollande mercredi soir, Martine Aubry, qui s'est dite "cohérente" et "claire", a trouvé qu'il y avait "des points de flou"chez son adversaire de la primaire

La maire de Lille et finaliste de la primaire a déclaré jeudi sur RTL avoir "bien compris qu'il essayait de passer entre les gouttes quand je lui posais un certain nombre de questions". "Ma grand-mère disait : quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup", a-t-elle ironisé. "J'ai essayé de mettre le doigt sur certains de ses loups".

Martine Aubry a réaffirmé défendre "une gauche forte" face à la "gauche molle" qu'incarnerait François Hollande. Elle a reproché à l'élu de Corrèze d'avoir fustigé mercredi soir sur France 2 une "gauche sectaire". "Ça ne m'a pas blessée. Ce sont des mots de la droite. Et ça me gêne toujours quand un homme de gauche utilise les mots de la droite", a-t-elle répliqué.

Les propos de Martine Aubry au micro de RTL

Voir la video

"Ce n'est pas plié"
"Je crois que ce n'est pas plié, j'en appelle à tous les Français qui veulent un vrai changement pour aller voter dimanche, les femmes, les jeunes...", a estimé la maire de Lille sur RTL, alors que les sondages avant le second tour dimanche, la donnent toujours derrière François Hollande, qui a le soutien de Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, alors qu'Arnaud Montebourg réserve sa position.

Pour conclure, Martine Aubry a insisté sur le mode de l'humour : "Les carottes sont-elles cuites? Eh bien je réponds non!" "Et comme nous ne sommes pas des petits pois dans une boîte Bonduelle, nous sommes différents, et les Français apprécieront!", a-t-elle ajouté à propos du second tour de dimanche.

François Hollande lui a répondu jeudi matin sur Europe 1 qu'il n'avait "pas besoin de dénigrer" ou "dévaluer". La presse française soulignait jeudi matin la bonne tenue du débat entre les finalistes mercredi soir sur France 2.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.