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Aubry critique la politique de rigueur du gouvernement

La maire de Lille s'inquiète de l'équilibre budgétaire des collectivités territoriales.

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La maire de Lille, Martine Aubry, le 13 septembre 2014, à Lomme (Nord). (PHILILPPE HUGUEN / AFP)

Une "catastrophe sociale" cet hiver. Pas moins. La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a fait part de ses inquiétudes et attaqué vivement la politique du gouvernement Valls, vendredi 3 octobre, écrit Libération.

"Inquiet pour la suite"

La baisse annoncée des dotations de l'Etat aux collectivités locales, 3,7 milliards d'euros, signifierait une chute de revenus de plus de 7 millions pour la ville de Lille. Depuis 2008, la capitale des Flandres a perdu 20 millions d'euros de l'Etat, que ce soit en dépenses déléguées à la ville ou en baisse de recettes, dont 10 millions dans la seule période de 2012 à 2014.

"On est extrêmement inquiet pour la suite", a déclaré Martine Aubry lors de sa conférence de presse de rentrée lilloise. Si le gouvernement ne change pas d'avis sur la question, "nous allons être obligés de toucher à ce que nous avons sacralisé depuis le début de la crise, à savoir le logement et les subventions aux associations", a ajouté la maire de Lille, évoquant l'obligation de prendre des décisions "extrêmement difficiles, et aberrantes en plus".

"Choquée"

"Je suis inquiète, voire même choquée, de voir qu'en 2013, en France, nous n'avons construit que 330 000 logements", a souligné Martine Aubry. Si les collectivités territoriales devaient rogner sur leurs investissements en matière de construction de logements, les conséquences seraient dramatiques, selon l'élue socialiste. "La nouvelle catastrophe de cet hiver, ce sera les licenciements dans le bâtiment et les travaux publics", a prédit Martine Aubry.

Interrogée sur son poids face au gouvernement, elle a estimé que "franchement, ma voix ne sert à rien. Ils sont dans une logique qui est une catastrophe". Pour elle, "le pays s'enfonce dans une vraie crise morale, il pense qu'il est en décadence". L'ancienne ministre a toutefois affirmé qu'elle voulait que Manuel Valls "réussisse".

FRANCE 3

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