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Après la confirmation de la perte du AAA par François Baroin, les réactions se multiplient

La dégradation de la note de la France fait de Nicolas Sarkozy un président qui n'a pas su préserver le triple A. Le PS parle d'un "triple échec", jugé "pas étonnant pour des triples zéros" par Nicolas Dupont-Aignan.
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La France perd son triple A (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La dégradation de la note de la France fait de Nicolas Sarkozy un président qui n'a pas su préserver le triple A. Le PS parle d'un "triple échec", jugé "pas étonnant pour des triples zéros" par Nicolas Dupont-Aignan.

Invité du 20h de France 2 vendredi 13 janvier, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie François Baroin a confirmé que l'agence Standard & Poor's avait abaissé d'un cran la note de la France.

Si François Hollande passe, la France perdra son triple A : l'argument avait été répété en boucle dans les conventions UMP.

L'argument, en ce vendredi 13, se retourne contre Nicolas Sarkozy, chef d'Etat n'ayant pas su garder à la France une note qui lui permet de payer sa dette avec le taux le plus faible possible. Selon Le Monde, le président de la République n'a pas "prévu de réagir" immédiatement à la perte du triple A. Les réactions se multiplient :

  • Le socialiste Jean-Marie Le Guen sur BFMTV : "C'est un triple échec pour Nicolas Sarkozy : échec de sa politique économique depuis 5 ans qui a a mené la France dans cette situation, échec de la gestion de la crise", et "échec social"."Nous ne sommes pas égaux devant la crise", "la France est particulièrement visée parce qu'elle a accru sa dette de façon inconsidérée par un laxisme fiscal que nous n'avons cessé de dénoncer".
  • Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle : "L'agence de notation Standard & Poor's déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l'a prouvé. Il faut rendre les coups."

    "La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu'elle prêtera à la France à un taux très bas, poursuit M. Mélenchon. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l'Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d'être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser."

  • François Bayrou, candidat du MoDem en conférence de presse: "Nous y sommes. Toutes les déclarations optimistes et péremptoires de ces derniers mois sont donc cruellement démenties par les faits. La cause n'est pas évidemment seulement dans les cinq années Sarkozy. Le mal vient de plus loin. (...). Les gouvernements successifs de gauche et de droite portent leur part de responsabilité. Les Français ont une chance, c'est d'être devant l'échéance qui leur permettra d'exiger de leurs futurs dirigeants qu'ils suivent enfin le chemin du redressement.

  • Nicolas Dupont-Aignan sur twitter : "Perte du triple A. Pas étonnant pour des triple 0. Une autre politique s'impose".
  • Marine Le Pen, candidate du Front national à l'Elysée : c'est "la fin du mythe du président protecteur".
  • Christine Boutin, candidate du parti chrétien-démocrate : "Nicolas Sarkozy est maintenant au pied du mur, ce n'est plus le temps des mesurettes", "Ce matin, tout le monde débattait d'une inscription du mariage homosexuel dans le projet de Nicolas Sarkozy et maintenant, nous perdons le triple A... Je souligne le décalage dans l'urgence des décisions à prendre".
  • Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a estimé cela traduisait "l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy et de ses cadeaux fiscaux" qui ont "aggravé" la situation économique du pays. "La dégradation de la note de la France traduit l'échec de la politique du gouvernement et l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy, de ses cadeaux fiscaux, et démontre que la politique d'austérité qui n'était pas demandée par les agences de notation de cette façon, a été inopérante".
  • Dominique de Villepin, candidat de République solidaire, a vu une "sanction" qui sonne "l'échec de la politique du gouvernement", non "pas l'échec de la France". Les Français "paient un enlisement de longue date". Il a prôné "une cohérence d'action" et "un pacte de croissance et d'emploi" pour redresser la France.
  • Jérôme Chartier, député UMP : "Avant même la confirmation officielle de l'éventuelle dégradation de la note de la dette de la France par l'une des agences de notation, l'opposition s'est précipitée pour commenter cette information et l'utiliser de manière politicienne et honteuse contre le Président de la République.

    "Il y a une certaine indécence à se réjouir de cette information alors que l'Europe toute entière traverse une crise sans précédent. La majorité n'a pas attendu cette information pour mettre en place un plan crédible et courageux de maîtrise de nos déficits. L'économie de la France demeure particulièrement solide et attractive."

  • Corine Lepage, candidate de Cap 21 à l'Elysée, sur twitter : "Perte du #AAA : malheureusement la sanction d'une politique budgétaire déraisonnable. Hélas, les Français en paieront le prix : double peine"

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