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Ancien ministre centriste, Alain Lambert guigne, lui aussi, la 2e circonscription de Paris

Sur Twitter, Alain Lambert, ancien ministre centriste, s'est proposé, lundi, de départager François Fillon et Rachida Dati, qui briguent tous les deux la 2e circonscription de Paris aux législatives de 2012. Il envisage de s'y présenter lui aussi.
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Alain Lambert, ministre délégué au Budget, en 2004 (MARTIN BUREAU / AFP)

Sur Twitter, Alain Lambert, ancien ministre centriste, s'est proposé, lundi, de départager François Fillon et Rachida Dati, qui briguent tous les deux la 2e circonscription de Paris aux législatives de 2012. Il envisage de s'y présenter lui aussi.

La campagne présidentielle n'est pas encore lancée mais la droite pense déjà aux élections législatives qui se tiendront en juin 2012. Bien qu'ils soient à huit mois de la consultation, nombre de députés de la majorité s'interrogent sur le renouvellement de leur mandat législatif. La mauvaise tenue de Nicolas Sarkozy dans les sondages n'est pas étrangère à ses doutes.

D'ores et déjà, le premier ministre a fait savoir qu'il quittera la Sarthe, où il est élu depuis 30 ans, pour rejoindre la capitale. François Fillon brigue la 2e circonscription de Paris - elle regroupe les Ve, VIe et VIIe arrondissement - dans laquelle Rachida Dati, maire du VIIe veut aussi, de longue date, se présenter.

L'ancienne ministre de la justice, d'abord cajolée puis tombée en disgrâce à l'Elysée, considère cet auto-parachutage de M. Fillon comme une agression. Elle l'a fait savoir très vertement, dimanche, à l'intéressé, lui reprochant, pêle-mêle, de s'imposer dans une circonscription acquise à la droite car il se saurait battu dans la Sarthe, de délaisser les Français pour ne s'intéresser qu'à son sort personnel ou d'accorder des prébendes pour amadouer les élus parisiens.

Absence de leadership de l'UMP à Paris

Ce conflit exacerbé entre Mme Dati et M. Fillon met en évidence, tant une absence de leadership de la droite à Paris - aucune de ses têtes d'affiche n'a réussi à s'imposer durablement depuis le départ de Jacques Chirac de la mairie de la capitale en 1995 -, qu'une certaine fébrilité à la vue des prochaines consultations électorales. La dissidence de Pierre Charon, ami de longue date de M. Sarkozy, lors des dernières sénatoriales avait donné un avant-goût de cette double problématique.

Si le premier ministre doit faire face à la fronde de l'ancienne garde des Sceaux qui se met en travers de sa route, il est également en butte aux ambitions du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ou à celles de son ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Si le premier peut, ponctuellement, lui venir en aide dans sa conquête parisienne - il organise une médiation, lundi après-midi, au siège de l'UMP -, le second n'a pas manqué, dimanche, d'exhorter les dirigeants de la majorité à "ne penser qu'à 2012".

"Le sarkozysme sera out"

"On parle beaucoup d'initiatives à prendre à Paris, a dit M. Copé sur BFM TV. Paris c'est important mais il y a toute la France et nos électeurs nous disent : soyez combatifs pour la réélection du président de la République." Etait-ce une manière de faire observer à M. Fillon qu'il n'en fait pas assez sur le sujet ?

Cette cacophonie, qui est de moins en moins en sourdine, n'a pas échappé aux alliés centristes de l'UMP à Paris. Ainsi, l'ancien ministre du Budget de Jean-Pierre Raffarin (mai 2002 à mars 2004), Alain Lambert, a-t-il fait savoir sur , lundi matin, qu'il pourrait venir départager Mme Dati et M. Fillon dans la 2e circonscription de Paris (qu'il appelle, par erreur, la ).

Interrogé par francetv2012, M. Lambert, qui soutient François Bayrou dans la course présidentielle, a confirmé qu'il se présenterait dans cette circonscription s'il obtenait l'investiture centriste. En déplacement à Singapour, il estime que les deux protagonistes qu'il veut défier sont "très battables tant à cet horizon le sarkosysme sera out".

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