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Politique : la stratégie du mea culpa

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Politique : la stratégie du mea culpa
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Que valent les excuses d'un homme politique engagé dans une campagne électorale ? Dans le passé, en France ou à l'étranger, plusieurs candidats ou présidents élus ont déjà eu recours à cet exercice pour s'expliquer devant leurs électeurs.

En France, rares sont les politiques à venir présenter leurs excuses aux électeurs. Ce sont plus souvent des regrets, à l'image de Nicolas Sarkozy en 2014 qui reconnaît certaines erreurs lors de son quinquennat : "je me suis rendu compte avec le recul que sans le vouloir j'avais pu blesser des gens, en ne prenant pas la bonne expression. Si c'était à refaire, je ne le referais pas". Un mea culpa pour accompagner son retour, un passage obligé de la communication politique. Idem pour Alain Juppé, en 2014, deux ans avant la primaire de la droite, l'ancien Premier ministre avoue s'être trompé en augmentant les impôts en 1995.

Synonyme d'échec dans les urnes

Les mea culpa seraient donc une spécialité en période électorale : Lionel Jospin en 2002 est attaqué sur son bilan de Premier ministre sur la sécurité. Il a reconnu ses erreurs au journal de 20h : "J'ai péché par naïveté (...) Je me suis dit : si on fait reculer le chômage, on va faire reculer l'insécurité." Des moments de vérité qui se solderont à chaque fois par une défaite dans les urnes quelques mois plus tard.

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