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Alain Juppé dénonce les fuites à l'UMP

Alain Juppé a fustigé les règlements de compte et les fuites répétées sur le train de vie des dirigeants du parti, et rappelé qu'une enquête avait été lancée pour en trouver l'origine.
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Radio France
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 (Les trois dirigeants de l'UMP lors d'un point presse le 8 juillet © MAXPPP)

Alors que les révélations sur les dépenses des figures de l'UMP se succèdent dans la presse, Alain Juppé qui dirige le parti avec Jean-Pierre Raffarin et François Fillon depuis la démission de Jean-François Copé, souhaite mener l'enquête.

"Cette pratique des fuites et des allégations plus ou moins fondées est détestable ", a t-il déploré ce vendredi lors d'un point presse, au cours duquel il a également estimé que "l'esprit collectif dans les partis politiques et les groupes parlementaires n'est plus ce qu'il étai t", et rappelé qu'une enquête allait être menée pour déterminer l'origine des fuites.

Alain Juppé : "Nous allons lancer, à l'intérieur de l'UMP, une enquête pour savoir d'où viennent ces fuites."
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Billets d'avion, vacances, notes de téléphone...

Cette semaine, l'UMP, qui a vu son ancien président quitter la barque à la suite des révélations de l'affaire Bygmalion, a reçu les conclusions d'un audit financier faisant état d'une dette de plus de 74 millions d'euros.

Les révélations dans la presse ont touché tour à tour les membres des différents clans internes au parti d'opposition : Jean-François Copé et les 24.000 euros de billets d'avion de son épouse, sortis par le JDD, ainsi que la rémunération de cette dernière sur le crédit des collaborateurs de l'Assemblée, une information de Mediapart. François Fillon et ses allers-retours en hélicoptère, dévoilés par le Lab d'Europe1. Mais aussi la note de téléphone de 10.000 euros de Rachida Dati (dans le Canard Enchaîné) ou encore les vacances de Xavier Bertrand.

Pour Alain Juppé, il est envisageable que ces fuites soient orchestrées par les camps rivaux. "Il y aura évidemment des tentatives de règlements de comptes, a-t-il prédit. Tout ceci est détestable et je ne m'y prêterai en aucune manière ." Jean-François Copé a lui évoqué des "souhaits de vengeances " et des "rancoeurs personnelles ".

"L'atmosphère fétide " dénoncée par François Fillon pourrait mettre en danger un parti déjà au bord de l'implosion, affaibli par les affaires financières et judiciaires.

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