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Vidéo Les exonérations de "Monsieur PV"

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France Télévisions

Révélée par Mediapart, l'affaire du "Monsieur Contravention qui ne payait pas les siennes" prend tout son sel quand on entend le préfet vanter "l'égalité entre les citoyens" que garantit son centre de traitement des PV...

Il y a deux ans, Jean-Jacques Debacq faisait visiter à cette équipe de France3 le temple de la contravention et des radars automatiques, l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai) à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un outil de précision pour lutter équitablement contre la fraude, vanté par le préfet : "Il n'y a plus de possibilité d'aller contester auprès d'un voisin bien placé (...), donc une garantie d'égalité de traitement entre les citoyens."

Or une journaliste de Mediapart révèle lundi 30 septembre que le "Monsieur Propre de la contravention" a fait payer par son administration des contraventions routières dont son véhicule de fonction a fait l'objet. Il a aussi échappé au retrait de points sur son permis - au motif qu'il n'était pas au volant lorsque le véhicule a été flashé. "Donc une totale impunité, puisque c'est l'administration qui paie et qu'il n'y a pas non plus de retrait de points", comme le souligne la  journaliste, Stéphanie Fontaine.

Mediapart a retracé une douzaine de contraventions, pour un total de quelque 700 euros, réglées par mandats administratifs. Le ministère de l'Intérieur a aussitôt ordonné l'ouverture d'une enquête.

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