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La tour Bolloré, à la Défense, perquisitionnée dans l'affaire des concessions des ports de Conakry et Lomé

La police se demande si le groupe Bolloré s'est servi de son groupe publicitaire Havas pour faciliter l'obtention de la gestion des ports de Conakry (Guinée) et Lomé (Togo).

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France Télévisions
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Vincent Bolloré, président du groupe du même nom, le 15 janvier 2016. (FRED TANNEAU / AFP)

La tour Bolloré a fait l'objet d'une perquisition, vendredi 8 avril, dans le cadre d'une enquête sur les conditions d'octroi des concessions des ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo), ont indiqué des sources policières, confirmant une information du Monde. La tour Bolloré, située dans le quartier de la Défense, à Puteaux (Hauts-de-Seine), est le siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics.

Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales se sont rendus dans les bureaux du PDG Vincent Bolloré, du directeur général et du directeur juridique du groupe. Vincent Bolloré était absent lors de l'opération.

Des soupçons de "corruption d'agent public étranger"

Cette perquisition était menée dans le cadre d'une information judiciaire portant sur des soupçons de "corruption d'agent public étranger". Une enquête préliminaire avait été initiée en juillet 2012 par le parquet de Paris et le dossier a été transféré au parquet national financier. "Les policiers se demandent si le groupe du milliardaire breton a utilisé son bras publicitaire Havas pour faciliter l'obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo", explique Le Monde.

"Lors de cette perquisition, il nous a été demandé des documents sur des concessions portuaires en Afrique et nous les avons remis", a indiqué Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré. "Le groupe n'est nullement partie ou impliqué dans cette information judiciaire", a-t-il précisé.

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