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Uber Files : selon une enquête, Emmanuel Macron aurait été l'allié de l'entreprise

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Uber Files : selon une enquête, Emmanuel Macron aurait été l'allié de l'entreprise
Uber Files : selon une enquête, Emmanuel Macron aurait été l'allié de l'entreprise Uber Files : selon une enquête, Emmanuel Macron aurait été l'allié de l'entreprise
Article rédigé par franceinfo - D. Schlienger, B. Thomas, M. Drejou, The Guardian, E. Perrin, ICIJ, J. Montupet
France Télévisions

Alors ministre de l'Économie, l'actuel président de la République aurait facilité l'implantation du groupe américain à son arrivée en France. Une entreprise dont les méthodes ne font pas l'unanimité.

Des milliers de fichiers révèlent des pratiques douteuses de l'entreprise Uber. Les protagonistes ? Une machine de lobbying bien rodée, et au cœur du jeu d'influence, un certain ministre de l'Économie, Emmanuel Macron. À cette époque, Uber vient de débarquer en France. Les taxis descendent dans la rue pour dénoncer une concurrence déloyale. Mark MacGann, un lobbyiste, est chargé par Uber de faire changer la loi française. Aujourd'hui, il est lanceur d'alerte.  À l'époque, François Hollande, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls sont tous assez hostiles à l'arrivée d'Uber. Mais l'entreprise trouve une oreille plus qu'attentive : celle d'Emmanuel Macron. C'est ce que montre un compte-rendu de réunion écrit par Mark MacGann : "En un mot : spectaculaire. Du jamais-vu. Meeting méga top avec Emmanuel Macron ce matin. La France nous aime après tout."

Rien d'illégal

À chaque fois, les rencontres avec le lobbyiste ou le grand patron d'Uber ne sont pas officielles mais hors agenda, et les discussions se poursuivent par SMS et par mails. Emmanuel Macron semble être très coopératif pour trouver un accord. Le ministre de l'Économie de l'époque aurait même suggéré à l'entreprise de fournir des amendements pré-écrits à des députés.

Le consortium de journalistes qui a enquêté ne relève rien d'illégal du côté d'Emmanuel Macron, mais un manque de transparence qui pose question. Lundi 11 juillet, à l'Assemblée nationale, l'opposition a demandé des explications. L'Élysée répond que les actions d'Emmanuel Macron rentraient dans le cadre classique des fonctions d'un ministre.

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