Affaire des "écoutes" : la justice rejette les recours de Nicolas Sarkozy contre son renvoi au tribunal pour "corruption"

L'ancien chef de l'Etat a encore la possibilité d'attaquer ces décisions devant la Cour de cassation.

L\'ancien chef de l\'Etat Nicolas Sarkozy, le 21 mars 2019 à Paris.
L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, le 21 mars 2019 à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Nouveau rebondissement dans l'affaire des "écoutes". Lundi 25 mars, la cour d'appel de Paris a rejeté le recours de Nicolas Sarkozy contre la décision des juges de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, a appris franceinfo de source judiciaire. L'ancien chef de l'Etat a encore la possibilité d'attaquer ces décisions devant la Cour de cassation.

Le 26 mars 2018, les juges d'instruction avaient suivi l'avis du Parquet national financier et ordonné un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre Nicolas Sarkozy, son avocat et ami Thierry Herzog et l'ex-magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert, au terme d'une instruction marquée par des péripéties procédurales.

Des écoutes validées par la justice

Dans ce dossier, l'ex-chef de l'Etat est soupçonné d'avoir, début 2014, tenté d'obtenir auprès de ce haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations secrètes, en marge de l'affaire Bettencourt (dans laquelle il avait bénéficié d'un non-lieu en 2013), en échange d'un coup de pouce pour qu'il décroche un poste à Monaco.

L'affaire avait été révélée dans des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog interceptées à l'occasion de l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007, où l'ex-président est notamment mis en examen pour "corruption passive". Selon ces écoutes, Nicolas Sarkozy semblait s'engager à intervenir en faveur de Gilbert Azibert pour lui obtenir un poste à Monaco, que ce dernier n'a finalement pas eu.

Longtemps contestées par la défense, ces écoutes avaient été validées en mars 2016 par la Cour de cassation, après une âpre bataille judiciaire.