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Michèle Alliot-Marie suspectée de détournement de fonds

L'ancienne ministre et son père sont visés par une enquête sur des mouvements de fonds suspects entre des associations de Saint-Jean-de-Luz et un hôtel de la localité basque.

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France Télévisions
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L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie arrive au siège de l'UMP, le 8 juillet 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie et son père, Bernard Marie, sont visés par une enquête judiciaire sur des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), affirme Le Parisien (article payant) vendredi 11 octobre. Interrogé par le quotidien, le porte-parole de l'ex-garde des Sceaux, Florimont Olive, assure que, "connaissant l'honnêteté absolue de Michèle Alliot-Marie, cette enquête ne débouchera sur rien". D'après le journal, une information judiciaire a été ouverte le 13 juin à Nanterre pour "abus de confiance" au préjudice de plusieurs associations locales, et confiée à trois juges d'instruction financiers.

Des montants suspects d'environ 200 000 euros

Lancées après une enquête préliminaire de six mois, consécutive à un signalement de la cellule de lutte contre le blanchiment d'argent de Bercy, Tracfin, les investigations portent sur des mouvements de fonds suspects entre des associations liées à l'office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz et un hôtel de la localité basque. Cet établissement de luxe, l'Hôtel de Chantaco, est dirigé par Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz, âgé de 95 ans. Michèle Alliot-Marie, aujourd'hui première adjointe UMP à Saint-Jean-de-Luz, y détient des parts.

D'après Le Parisien, la période examinée par les magistrats s'étend de 2010 à fin 2012 et les sommes en jeu seraient de l'ordre de 200 000 euros. Une source proche de l'enquête confie au quotidien que "l'argent a emprunté plusieurs circuits. Mais ils sont assez simples. Il ne semble pas que l'on rencontre, dans cette affaire, le moindre compte offshore". Michèle Alliot-Marie, 67 ans, ancienne ministre de la Défense, de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, avait déclaré fin août qu'elle n'excluait rien pour la présidentielle de 2017.

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