LuxLeaks, UBS : la vie d'après des lanceurs d'alerte

Le procès du Mediator s'ouvre lundi 23 septembre grâce au long combat d'Irène Frachon. Portrait de deux autres lanceurs d'alerte et de leur vie après leur combat.

France 2

Leur nom, leur visage sont moins connus que les scandales qu'ils ont fait éclater. Sans Stéphanie Gibaud, pas d'affaire UBS. Ses informations fournies au Fisc ont permis de faire condamner la banque pour fraude. Sans Antoine Deltour, pas de LuxLeaks. Ses documents fuités ont révélé les pratiques du Luxembourg dans l'évasion fiscale de multinationales. Ils ont lancé l'alerte en dénoncant le système pour lequel ils travaillaient.

Leur combat continue

"Moi j'ai fait mon travail qui était à la fois un travail de citoyen, de collaborateur et d'élue du personnel, donc j'ai fait ce que j'avais à faire", raconte Stéphanie Gibaud. Face à la fraude de leurs entreprises, elle collabore secrètement avec le Fisc, lui démissionne et devient une source anonyme. Pour tous les deux, c'est ensuite l'épreuve des caméras et des procédures judiciaires. Antoine Deltour n'exprime aucun regret mais Stéphanie Gibaud, si. Elle exprime un sentiment d'injustice et d'abandon. Elle s'engage aujourd'hui pour que ceux qui lancent l'alerte comme elle soient reconnus et protégés.

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Antoine Deltour quitte la Cour d\'appel du Luxembour, le 15 mars 2017. 
Antoine Deltour quitte la Cour d'appel du Luxembour, le 15 mars 2017.  (AURORE BELOT / AFP)