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La DGSE aurait espionné Thierry Solère, le rival de Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine

Le député dissident s'était présenté aux législatives de 2012 contre le ministre de l'Intérieur de l'époque.

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France Télévisions
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Thierry Solère, députe des Républicains, le 23 mars 2016, à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Selon les révélations du Monde, les moyens de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ont été utilisés "hors de tout contrôle" pour surveiller l'actuel député Les Républicains Thierry Solère. Pour comprendre l'affaire, il faut remonter à 2012. Tout commence sur fond de rivalité politique à droite. Thierry Solère tente sa chance en dissident aux élections législatives dans les Hauts-de-Seine et défie le ministre de l'Intérieur de l'époque, Claude Guéant, candidat investi par l'UMP. L'ancien adjoint au maire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) est alors exclu du parti, mais il parvient à arracher la victoire de justesse, et devient député.

Claude Guéant nie toute implication

Le Monde affirme que les téléphones et l'adresse internet du candidat aux législatives ont été mis sous surveillance à partir du 20 mars 2012, au moment de son exclusion temporaire de l'UMP. Une surveillance physique a même un temps été envisagée, d'après le journal  du soir. Selon le quotidien, la surveillance n'a été arrêtée que lorsqu'elle a été découverte par la direction technique de la DGSE. "Par hasard", précise l'un de ses anciens membres.

Claude Guéant, finalement battu par son rival dans cette 9e circonscription des Hauts-de-Seine, assure au Monde qu'il n'était au courant de rien. "C'est opposé à mes principes", jure l'ancien ministre de l'Intérieur. "Je n'avais aucune autorité sur la DGSE." L'ancien directeur de la DGSE, Erard Corbin de Mangoux, affirme au journal n'avoir "jamais reçu d'ordre pour enquêter". Thierry Solère, aujourd'hui président du groupe Républicains au conseil régional d'Ile-de-France et organisateur de la primaire à droite, se dit, dans Le Monde, "très surpris mais surtout consterné".

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