Plainte contre le député Arend classée sans suite : "Il faut être très prudent dans l'analyse des décisions judiciaires"

Christian Saint-Palais, président de l'Association des avocats pénalistes, est revenu, jeudi pour franceinfo sur la plainte pour "harcèlement et agression sexuelle" d'une ancienne assistante contre le député LREM Christophe Arend, classée sans suite.

Le député Christophe Arend à l\'Assemblée nationale le 25 octobre 2017.
Le député Christophe Arend à l'Assemblée nationale le 25 octobre 2017. (MAXPPP)

"Il faut être très prudent dans l'analyse des décisions judiciaires qui ne sont souvent que des étapes", a expliqué, jeudi 28 novembre sur franceinfo, Christian Saint-Palais. Le président de l'Association des avocats pénalistes est revenu sur le classement sans suite de la plainte pour "harcèlement et agression sexuelle" d'une ancienne assistante parlementaire contre le député LREM, Christophe Arend.

"C'est une décision importante prise par un magistrat et qui montre combien il faut prendre de distance par rapport aux dénonciations", a commenté Christian Saint-Palais. Pour autant, le classement sans suite peut être une simple étape. "Cette décision peut être modifiée par une autre appréciation, a expliqué l'avocat au barreau de Paris. La partie civile peut aussi déposer plainte."

Une enquête approfondie de cinq semaines a permis de mettre en lumière des contradictions dans les déclarations de la plaignante, dont le comportement est jugé "ambigu" par le parquet de Sarreguemines. Désormais, "il y aura mécaniquement des plaintes fantaisistes, des allégations fausses", a estimé l'avocat pénaliste.

"Ce sera marginal. Mais ceux qui seront visés par des annonciations mensongères auront vu leur honneur bafoué, à cause de la médiatisation de l'accusation", a expliqué Christian Saint-Palais, rappelant au passage que les personnes portant des dénonciations calomnieuses sont coupables d'un délit passible de cinq ans d'emprisonnement.

"Ceux qui seront visés par des annonciations mensongères auront vu leur honneur bafoué, à cause de la médiatisation de l'accusation", Christian Saint-Palais
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