Classement sans suite pour harcèlement sexuel : Christophe Arend se dit "soulagé" et qualifie son accusatrice d'"affabulatrice"

Après le classement sans suite de la plainte pour harcèlement et agression sexuelle déposée par son ancienne collaboratrice, le député LREM de Forbach (Moselle), Christophe Arend, se dit "soulagé" et affirme contre-attaquer en allant "au bout de la démarche".

Le député LREM Christophe Arend, le 18 juin 2017.
Le député LREM Christophe Arend, le 18 juin 2017. (MAXPPP)

Le député LREM de Forbach (Moselle) Christophe Arend s'est dit "soulagé", jeudi 30 novembre sur France Bleu Lorraine Nord, après le classement sans suite, mercredi, de la plainte pour harcèlement et agression sexuelle qui avait été déposée contre lui par son ancienne directrice de campagne qu'il qualifie d'"affabulatrice".

La jeune femme avait porté plainte le 20 octobre dernier contre Christophe Arend. Depuis, le député LREM n'avait pas pris la parole dans les médias, car il ne voulait pas "rajouter du brouhaha au bruit", alors que "tout ça est entièrement faux", répète-t-il. La jeune femme avait notamment raconté que le député lui avait introduit son doigt dans la bouche en mimant une fellation. "Je suis chirurgien-dentiste, je vous mets au défi d'introduire, de ressortir et de réintroduire votre doigt dans la bouche de quelqu'un, c'est à dire de mimer une fellation sans avoir le doigt sectionné", a-t-il dit sur France Bleu.

Christophe Arend veut contre-attaquer en allant "au bout de la démarche"

Alors pourquoi son ex-salariée a-t-elle lancé de telles accusations ? "Motivation financière, motivation politique, motivation de pouvoir", rétorque le député. "Elle aspirait à être collaboratrice parlementaire à Paris, elle n'en avait ni les diplômes, ni les compétences", poursuit Christophe Arend. Le député de Forbach confirme également qu'il a reçu des messages explicites et qu'il n'était "pas le seul destinataire". Selon l'avocat du député, Maître Bertrand Cohen-Sabban, les preuves sont entre les mains des enquêteurs.

Christophe Arend veut contre-attaquer en allant "au bout de la démarche". "Ma compagne est sage-femme, elle voit quotidiennement de vraies victimes, il faut faire aujourd'hui ce travail pour toutes les femmes qui sont de vraies victimes, pour qu'elles puissent s'exprimer sereinement", a-t-il expliqué. "Je vais peut-être porter un projet pour qu'on mette un cadre au tribunal médiatique", a également poursuivi Christian Arend. Quant à la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho qui refuse de lui serrer la main et de siéger à ses côtés dans le groupe d'amitié France-Allemagne, "elle est la bienvenue jeudi prochain, puisque nous recevons l'ambassadeur d'Allemagne", a-t-il dit.

Une enquête "trop rapide", selon l'avocate de la plaignante

L'avocate de la jeune femme de 29 ans estime que l'enquête a été "trop rapide". "Dans ce type d'affaire, il y a toujours des vérifications, il y a des témoins à entendre, ça me paraît plus compliqué qu'une enquête rapide de cinq semaines", a déclaré Maître Dominique Boh-Petit.

Elle va déposer une nouvelle plainte : "Comme ma cliente maintient fermement ses déclarations, la suite logique c'est la plainte avec constitution de partie civile." L'avocate ne digère pas les propos qu'elle trouve "péjoratifs" du procureur de Sarreguemines qui avait qualifié le comportement de sa cliente d'"ambigu" et sa personnalité de "complexe". Des propos qui ont blessé sa cliente, rapporte-t-elle.