Vidéo Jérôme Cahuzac estime avoir "payé sa dette" et n'espère "pas un bannissement à perpétuité" de la société

Jérôme Cahuzac avait été condamné pour fraude fiscale en 2018 à quatre ans de prison dont deux avec sursis, avant de bénéficier d'un aménagement de sa peine sous forme de bracelet électronique.

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L'ancien ministre français du budget, Jérôme Cahuzac, quitte le palais de justice de Paris, le 15 mai 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)

"J'ai été banni à l'intérieur de mon pays pendant quelques années". Condamné en 2018 pour fraude fiscale à quatre ans de prison dont deux ferme, l'ancien ministre Jérôme Cahuzac a estimé jeudi 17 février avoir "payé sa dette" et a dit espérer éviter "un bannissement à perpétuité" de la société.

Invité de la chaîne LCI pour sa première intervention médiatique depuis plusieurs années, l'ex-ministre du Budget a déclaré souhaiter ne pas subir "un bannissement à perpétuité", après avoir "définitivement purgé sa peine depuis la mi-décembre 2020".

Jérôme Cahuzac avait été condamné pour fraude fiscale en 2018 à quatre ans de prison dont deux avec sursis, avant de bénéficier d'un aménagement de sa peine sous forme de bracelet électronique, échappant ainsi à la prison. Il se considère aujourd'hui comme "un citoyen comme un autre qui a payé sa dette", après "un très long chemin" pendant lequel il a vu de "l'hostilité" et de "la haine, parfois" dans "le regard des gens".

Il dit "ne pas avoir menti à François Hollande"

L'ancien ministre a qualifié de "sacrilège républicain" d'avoir "menti à la représentation nationale", à propos de ses affirmations dans l'hémicycle qu'il n'avait pas de compte non-déclaré en Suisse, au lendemain de révélations de Mediapart en décembre 2012.

Mais il a affirmé "ne pas avoir menti à François Hollande" : "il aurait fallu pour cela qu'il me pose la question", a-t-il dit, affirmant que "jamais, à aucun moment" l'ancien chef de l'Etat ne lui avait demandé "as-tu oui ou non un compte en Suisse ?".

Pour expliquer son silence médiatique depuis plusieurs années, celui qui a depuis exercé comme médecin à l'hôpital de Bonifacio (Corse-du-Sud) pendant la pandémie de Covid-19 pour "réparer le mal que j'ai fais", a assuré "qu'un condamné purge sa peine et se tait".

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